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Morse sur un morceau de banquise fondante. Expédition de Greenpeace 
sur les changements climatiques.

Morse sur un morceau de banquise fondante. Expédition de Greenpeace sur les changements climatiques.

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Les conséquences sur la nature.

La multiplication de bouleversements climatiques au niveau mondial témoigne d’une altération progressive de notre écosystème. Les conséquences du réchauffement de la planète ont des impacts dévastateurs autant sur l'environnement que sur les espèces vivantes.

Hausse du niveau de la mer

Selon le GIEC, depuis le début du siècle dernier, le niveau d'augmentation de la mer serait passé de 15 à 50 cm et pourrait encore augmenter de 50 à 90 cm au cours des 100 prochaines années. Cela signifie que certains pays insulaires comme les Îles Fiji ou Marshall pourraient être rayées de la carte. La hausse du niveau de la mer aurait aussi de graves conséquences pour les Pays-Bas, la Floride et la Nouvelle-Orléans. Chez nous, l'Île-du-Prince-Édouard et les Îles-de-la-Madeleine en seraient aussi affectés. Comme la moitié de la population mondiale vit dans des zones côtières, la hausse du niveau de la mer entraînerait des déplacements massifs de population et des pertes économiques énormes.

La fonte des glaces et des glaciers

Le climat de notre planète se transforme déjà. C'est dans l'Arctique et les zones subarctiques que cela est le plus évident, car le climat s'y réchauffe de deux à trois fois plus vite que la moyenne mondiale, à l'exception de la mer du Labrador. Parmi les effets observés, citons les suivants :
  • abondantes chutes de neige
  • climat plus sec en été et en automne
  • dépérissement des forêts
  • amincissement de la couche de glace qui se forme en hiver sur les cours d'eau, les lacs et les mers
  • dégradation du pergélisol
  • perturbations atmosphériques et érosion côtière plus marquées
  • refroidissement de la mer du Labrador, provoqué par l'eau de la fonte des glaces
  • amincissement de la couche d'ozone.
On a constaté en mesurant la calotte polaire arctique qu'au moins 15 % du volume des glaces de mer, soit plus de 185 000 km2, a déjà disparu. Selon le rapport sur l'Arctique présenté en 2004, les glaces de mer n’existeront plus qu’en hiver à la fin du siècle.

Le Grand Nord canadien

Le Grand Nord canadien est déjà sérieusement touché par les changements
climatiques. Plus du cinquième de la biomasse de la forêt boréale a été détruit par des feux et des invasions d'insectes sans précédent. Les changements climatiques prolongés entraîneront le dépérissement de 80 % des forêts actuelles, ruinant l'industrie forestière et mettant en péril les populations autochtones comme les Cris et des Dénés.

Dans le nord, la dégradation du pergélisol pourrait transformer une grande partie de l'Arctique en un vaste marécage, ce qui rendrait les routes impratiquables au le transport et à la construction. Dans l'océan Arctique, les changements climatiques prolongés accentueront l’amincissement de la banquise. L’habitat du phoque, du morse et de l’ours polaire étant réduit, ces espèces seront menacées d’extinction et cela aura pour conséquence de mettre aussi en péril la vie des inuits qui se nourrissent de la chasse.

Les ours polaires maigrissent et les caribous meurent

Ian Stinling, du Service canadien de la faune et spécialiste mondial des ours polaires, a constaté que les ours mâles ont perdu, au cours des 20 dernières années, entre 80 et 100 kg par rapport à leur poids moyen (qui peut atteindre 600 kg). Selon M. Stirling, cette perte importante de poids est due à la diminution des glaces en Arctique, car celle-ci oblige l’ours à écourter ses séjours dans les zones où il se nourrit d’habitude. Et comme en été, il vit essentiellement sur les réserves de nourriture accumulées pendant l’hiver, mais qui sont de plus en plus réduites, l’ours polaire maigrit.

Les ours polaires ne sont cependant pas les seules victimes du réchauffement planétaire. En Arctique de l'Ouest, on a observé au cours des 40 dernières années, une diminution de 95 % de la population du Caribou de Peary. Leur nombre est passé de plus de 24 000 à presque seulement 1 000 animaux. Ce déclin spectaculaire s'explique en grande partie par l'augmentation des précipitations de neige rendant la recherche de nourriture plus difficile pour les caribous.