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En raison des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, la température a augmenté d'environ
0.6°C pour l'ensemble de la planète, au cours des 100 dernières années. Au Canada, cette augmentation a été de
1.5°C et a même grimpé jusqu'à 3°C dans le Grand Nord canadien. Les conséquences dramatiques liées au réchauffement de la
planète se multiplient et sont interdépendantes:
Écosystèmes altérés
Risques de dommages de plusieurs
écosystèmes importants, notamment dans l’Arctique, dans l’Antarctique et dans
les tropiques. La disparition de zones forestières et d’espèces aura des
répercussions sur la vie et sur l’économie mondiale, et ce, surtout chez les
plus pauvres et dans les pays en développement.
Graves sécheresses
Les scientifiques du US National
Center for Atmospheric Research ont calculé que les zones touchées par la
sécheresse avaient doublé à l’échelle mondiale au cours des 30 dernières années
et ils estiment qu’au moins la moitié de cette augmentation provient du
phénomène de réchauffement climatique causé par les humains.
Désertification des forêts
L’Amazonie en exemple. Au cours des
prochaines décennies, les changements climatiques régionaux, combinés aux
effets des coupes à blanc, pourraient entraîner des transformations radicales
dans certaines régions. De grandes sections de la forêt amazonienne pourraient
être transformées en savanes, et même en déserts (dans certaines régions du
nord-est du Brésil). En fait, ce processus est peut-être même déjà commencé.
Les conséquences d’un effondrement de la forêt amazonienne seraient
dévastatrices pour la biodiversité, la vie humaine et le développement
économique.
Canicules répétées
Une étude publiée en décembre
2004 a conclu que la vague de chaleur meurtrière de l’été 2003 en Europe était
clairement liée au phénomène de réchauffement mondial. L’étude ajoutait que
d’ici le milieu du siècle, un été comme celui-là serait statistiquement
considéré comme plus frais que la moyenne.
Famine, inondation, pénurie
d’eau
Augmentation des risques de
famine pour des dizaines de millions de personnes, risques accrus de paludisme
pour des centaines de millions, augmentation des risques d’inondations pour des
millions, augmentation de pénurie d’eau pour des milliards de personnes. Ces
conséquences toucheront en majeure partie les gens les plus pauvres et les pays
en voie de développement, notamment en Afrique subsaharienne, dans le sud de
l’Asie et dans certaines régions d’Amérique latine.
Fonte considérable des glaces et
glaciers
- Les glaces de l’Arctique. Une étude sur l’impact des changements climatiques dans les régions arctiques, commandée par l'Arctic Council, confirme que cette partie du monde se réchauffe plus rapidement que le reste de la planète. Les glaces de mer estivales de l’Arctique pourraient disparaître bien avant la fin du siècle selon certains modèles climatiques, ce qui mettrait en péril la survie de plusieurs espèces nordiques (ours polaires, phoques, morses et certains oiseaux).
-
Calotte
glaciaire du Groenland. Certains scientifiques croient
que nous sommes
tout près du point à partir duquel la calotte glaciaire du
Groenland se mettrait à fondre entièrement et de façon irréversible. Cela
entraînerait une hausse du niveau de la mer de près de 7 mètres et aurait
d’importantes conséquences locales, notamment sur les phoques, les ours et les
communautés nordiques.
-
Les glaciers de
la Chine. 60 % de l'eau potable que se procure l’ouest de la Chine provient de rivières
alimentées par la fonte des glaciers. Or, ces glaciers pourraient avoir presque
complètement disparu d’ici 2100.
Hausse du niveau de la mer
L’augmentation du niveau de la mer menace des îles et des basses terres partout dans le monde. Dans les pays en voie de développement, des millions de personnes pourraient être touchées, notamment au Bangladesh et dans le sud de la Chine. Dans les pays développés, mentionnons les Pays-Bas, la Belgique, le nord-ouest de l’Allemagne et le sud-est de la Grande-Bretagne.
Disparition d’espèces vivantesSelon un scénario « intermédiaire » sur les conséquences des changements climatiques, tiré d’une étude internationale menée sur plusieurs années et publiée dans Nature, un million d’espèces seraient condamnées à disparaître dès le milieu du siècle.