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Hydro-Québec ne parle pas beaucoup d’énergie nucléaire, et pour cause.
La première centrale nucléaire construite au Québec, Gentilly-1, est entrée en fonction en 1972. Sur une période de 5 ans, elle a fourni de l’électricité pendant moins de 200 jours... On a dû la fermer.
En 1973, Hydro-Québec annonçait la construction d’une seconde centrale, Gentilly-2. Quand elle est entrée en fonction en 1983, elle avait coûté quatre fois plus cher que prévu.
En 1979, en réaction à la désapprobation populaire face à l’énergie nucléaire, le gouvernement Lévesque a imposé un moratoire sur la construction de nouveaux réacteurs au Québec. En 1989, le gouvernement Bourassa a adopté une politique interdisant le stockage permanent de déchets hautement radioactifs « sur son territoire ou à proximité immédiate de ce territoire ».
Et pendant la campagne électorale de 2003, le premier ministre Jean Charest a confirmé que « le Parti libéral s’est prononcé contre le développement du nucléaire ». À la lumière de ces positions politiques, il est clair qu’il faut fermer de façon définitive la centrale Gentilly-2 dès 2010.