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Le climat de notre planète a toujours varié naturellement selon des cycles longs s'étendant sur des siècles, voire des millénaires. Depuis le début du XXème, les scientifiques se sont intéressés à la relation entre les concentrations de gaz à effet de serre et l'évolution du climat de notre planète, c'est dans les années 1970, qu'ils ont plus particulièrement commencé à questionner l'influence des activités humaines dans ces interactions. Dès cette époque ces gaz sont suspectés de générer un phénomène de changements climatiques, supplantant la variabilité naturelle du climat et faisant des années 1990, la décennie la plus chaude du siècle.
Peu à peu la communauté internationale s'est saisie du problème du réchauffement global, progressivement apparu comme la menace environnementale majeure du 21ème siècle. Les négociations internationales sur la protection du climat sont souvent perçues comme rébarbatives. Elles sont, en effet, souvent très techniques et ardues, reflétant certes la complexité des changements climatiques, mais aussi le jeu diplomatique international et surtout les hésitations et les atermoiements des gouvernements.
Prise de conscience internationale
Organisée à Genève par l'Organisation Météorologique Mondiale en 1979, la
première conférence mondiale sur le climat débouche sur la mise en place d'un
programme mondial de recherche, le Programme des Nations-Unies pour
l'Environnement et sur la création de l'International Council of Scientific
Unions.
À cette époque, une bonne partie de la communauté scientifique
internationale s'accorde déjà sur l'existence du phénomène de changement
climatique et l'Organisation de Nations unies met en place en 1988, le GIEC (Groupe
Intergouvernemental d'Experts sur l'évolution du Climat).
En 1990, le GIEC rend son Premier Rapport d'Evaluation. Il confirme la
menace représentée par les changements climatiques pour les écosystèmes et les
communautés humaines et fait écho à l'appel en faveur d'un traité global pour
faire face à ce phénomène. Cette même année, l'Assemblée Générale des
Nations-Unies met en place un Comité Intergouvernemental de Négociations dont
le mandat est de rédiger la Convention Cadre de Nations-Unies sur les
Changements Climatiques. Celle-ci sera ouverte à la signature des états lors de
la Conférence des Nations Unies sur l'Environnement et le Développement,
communément appelé Sommet de la Terre.
Le Sommet de la Terre de Rio, 4 juin 1992 et la Convention cadre des
Nations Unies sur les changements climatiques 1994
Dans le texte
de la Convention, tous les pays reconnaissent leur responsabilité commune dans
la lutte contre les changements climatiques, dans la prise en compte de leurs
effets et dans la nécessité de rendre compte des actions entreprises pour les
combattre.
La Convention répartit les états en deux groupes et effectue une distinction au nom des principes d'équité et des "responsabilités communes mais différenciées" :
Les pays industrialisés appelés "Parties à l'Annexe I".
Historiquement responsables de la
grande majorité des gaz à effet de serre émis depuis la révolution
industrielle, ils doivent prendre l'initiative de réduire leurs émissions avec
pour objectif de les stabiliser à leur niveau de 1990, en l'an 2000. Ces pays
doivent également soumettre régulièrement à des équipes d'experts des rapports
(appelés Communications Nationales) expliquant leurs politiques et mesures en
application de la Convention et ainsi qu'un inventaire de leurs émissions.
Les pays de l'OCDE, considérés comme les plus riches, membres de l'Annexe I, ont pour obligation spéciale l'allocation de ressources financières aux pays en développement et en transition économique afin que ces derniers contribuent à l'effort international contre les changements climatiques.
Les pays
en développement, appelés "Parties non-Annexe I".
Les pays énumérés à l'Annexe II, ou "pays
non-Annexe I", ont obligation, selon des modalités plus souples, de
soumettre régulièrement leur Communications Nationales rapportant leurs mesures
de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et leurs inventaires
d'émissions.
Les Parties à la Convention se réunissent tous les ans lors des COP (Conférences des Parties), afin d'effectuer un suivi de sa mise en place. La COP est une association de tous les pays ayant ratifié la Convention.
Le cycle des négociations internationales et le Protocole de
Kyoto
Lors de la première COP, à Berlin en 1995, les Parties ont décidé que
les engagements des pays développés devaient être renforcés, que des
objectifs de
réduction d'émissions chiffrés devaient être définis et des politiques
et
mesures élaborées. Cette même année le GIEC publiait son Deuxième
Rapport d'Evaluation qui confirmait la responsabilité humaine dans les
changements
climatiques et réaffirmait l'importance de prendre au plus vite des
mesures
préventives.
Après deux ans et demi de négociations intensives, le 11 décembre 1997, à la COP3, le Protocole de Kyoto a été adopté.
Finalement en 2001, les Conférences de Bonn et de Marrakech permettent
aux prix de lourdes concessions (notamment en termes de puits de carbone
concédés à la Russie, au Canada et à l'Australie) de sauver le Protocole de
Kyoto et de fixer ses modalités d'application. Cette même année, le GIEC publie
son Troisième Rapport d'Evaluation qui confirme la responsabilité humaine dans
les changements climatiques et revoit ses prévisions à la hausse, quant à la gravité de
leurs impacts .