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Où en sommes-nous ?
Le visage de notre atmosphère s’est radicalement détérioré en 30 ans. La concentration de GES (gaz à effet de serre) émis par l’activité humaine atteint des sommets et précipite dangereusement le réchauffement de la planète. Et si nous n’entreprenons rien de tangible pour ralentir la montée de températures, la terre est destinée à vivre des bouleversements climatiques qui augmenteront autant en ampleur qu’en fréquence. Ainsi, nous ferons irrémédiablement face à des catastrophes qui nous obligerons à réduire subitement et de façon drastique nos énergies.
Que devons-nous faire
?
Notre priorité dans l’immédiat est de réduire l’émission de ces
GES à moins de 400 ppm. Cette
baisse permettra de stabiliser la température mondiale et de la ramener
au niveau où elle était avant 1990. En tenant compte des réalités économiques,
technologiques et scientifiques actuelles, il est encore possible de ralentir la
croissance de la température mondiale à moins de 2 °C au-dessus du niveau de
l’ère préindustrielle.
Il est urgent de s’employer à réduire les
émissions de GES et il faut agir très vite, car dans 10 ou 20 ans, il sera
pratiquement impossible d’atteindre cet objectif en utilisant les technologies
connues.
Pour des raisons morales, légales et pratiques, c’est aux pays industrialisés d’agir
et de réaliser les réductions initiales de leur GES. Ces pays doivent dans un
premier temps réduire leurs émissions d’au moins 30 % par rapport au niveau de
1990 (le niveau de référence du Protocole de Kyoto) d’ici 2020. Puis, dans un
deuxième temps et d’ici 2050, ces mêmes pays devront continuer leur effort et réduire
encore davantage l’émission de leur GES : au moins 80 % par rapport à 1990.
Le principe de réduction des émissions de GES s’appliquera ensuite aux autres
pays en pleine croissance industrielle (comme, entre autres : la Chine, l’Inde, le Mexique, le
Brésil, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, la Malaisie).
La voie de l’avenir
Pour limiter les changements climatiques, protéger l’environnement et assurer
un développement mondial durable, il faut de toute urgence mettre au point un
système énergétique mondial propre, basé sur le développement de ressources
renouvelables. Nous pouvons espérer une amélioration notable si nous nous
impliquons dès maintenant dans l’utilisation d’énergies renouvelables telles
que l’énergie éolienne, l'énergie solaire et celle tirée de la biomasse.
Il faut rejeter les systèmes énergétiques qui rendent nos villes invivables et
ceux qui augmentent les risques de prolifération des armes nucléaires et
imposeront aux générations futures le fardeau de gérer des déchets radioactifs.
Nous voulons vivre dans un monde équitable où tous, riches et pauvres, gens du
nord et gens du sud, pourront profiter des bienfaits de l’électricité, du
chauffage, de l’éclairage et des moyens de transport. C’est ainsi et seulement
ainsi que nous pourrons atteindre la véritable sécurité énergétique, et la
véritable sécurité au sens large.