Plusieurs espèces, dont le caribou forestier dépendent de vastes territoires intacts en forêt boréale pour survivre.
Cet écosystème abrite une faune très diversifiée : orignaux,
caribous, lynx, ours, loups, aigles, faucons, etc. Près du tiers
des oiseaux chanteurs et 40 % des oiseaux aquatiques d'Amérique du
Nord nichent dans les zones humides et les boisés de la forêt
boréale.
Au Canada, il s'agit de l'une des plus grandes étendues de forêt
ancienne qui subsiste sur terre. La protection de notre forêt
boréale est d'autant plus importante puisqu'elle est menacée par
l'activité humaine. Or, la forêt boréale joue un rôle essentiel
pour contrer les changements climatiques. Les épaisses couches de
mousse, de terre et de tourbe de la forêt boréale du Canada
constituent l'un des plus importants réservoirs de carbone
terrestres du monde. Les forêts boréales du Canada et de la Russie
renferment près de 40 % de tous les stocks de carbone de la
planète.
La forêt boréale est aussi intimement liée à la richesse
culturelle et à la vie des communautés nordiques, des Premières
Nations et des Métis du Canada. Près de 80 % des autochtones du
Canada vivent dans l'une des quelque 600 communautés implantées
dans les régions forestières du pays.
Même si plusieurs parties de la forêt boréale font encore
l'objet de réclamations territoriales et de contestations liées aux
anciens traités, les géants de l'industrie continuent à susciter la
controverse en coupant les arbres sur ces territoires. De même,
beaucoup d'habitants des communautés nordiques doivent lutter pour
assurer leur survie économique et écologique.
Au Québec
Au Québec, près de 90 % de la forêt est publique et le
gouvernement a la responsabilité de gérer ces territoires au nom de
la population. Près de 72 % du territoire forestier québécois est
en forêt boréale. Or, la dégradation de cette forêt est de plus en
plus palpable. Les vieilles forêts et les forêts intactes, qui sont
essentielles au maintien de la biodiversité, sont fragmentées à un
rythme alarmant. Les grands massifs forestiers intacts se font de
plus en plus rares, résultat du manque de protection. À l'heure
actuelle, seulement 4,8 % de l'ensemble du territoire québécois est
protégé contre l'activité industrielle.