Page - 6 mars, 2008
L'industrie forestière continue de couper chaque année plus de 290 000 hectares de forêt au Québec, 185 000 hectares en Ontario et 67 000 hectares en Alberta. Cela signifie qu'une superficie de forêt plus grande que l'Île-du-Prince-Édouard est perdue chaque année, uniquement pour ces trois provinces.
Les entreprises forestières exploitent les dernières zones intactes de la forêt boréale canadienne afin de produire du bois d’œuvre, des pâtes et des papiers pour les marchés nationaux et internationaux.
Au Québec, les compagnies forestières possèdent des contrats
d'approvisionnement sur environ la moitié de la forêt boréale. Les
projets d'exploitation les plus importants se concentrent dans les
étendues méridionales de la forêt boréale, lesquelles constituent
aussi l'habitat faunique le plus productif.
L'industrie privée gagne des milliards de dollars grâce à cette
richesse collective. En 2004, le chiffre d'affaires de l'industrie
forestière totalisait 23,5 milliards et se répartit entre
l'exploitation forestière à 2,9 milliards de dollars, la
fabrication de produits en bois à 9,8 milliards et la fabrication
du papier à 10,8 milliards.
Parmi les grandes industries qui exploitent nos forêts, nous
comptons AbitibiBowater, Kruger, Louisiana-Pacific, Domtar et
Tembec. Seuls Tembec et Domtar se sont engagées dans un processus
de certification FSC, la certification forestière la plus
rigoureuse sur le plan environnemental et social.
L'industrie forestière représente environ 18 000 emplois directs
pour la coupe et 73 036 emplois pour les produits forestiers. On
peut compter jusqu'à 209 500 emplois en incluant tous les emplois
indirects et induits. Sans oublier les activités récréatives
rendues possibles par la forêt, soit 15 600 emplois. Ceux-ci
pourraient être encore plus nombreux, si on les valorisait
davantage en revoyant le rôle de nos forêts dans l'économie.