Page - 6 juillet, 2009
Un rapport de Greenpeace, dévoilé le 20 août 2007, a révélé l’identité de plus de 35 grandes compagnies canadiennes, américaines et européennes qui encouragent la destruction de la forêt boréale du Québec et de l’Ontario afin de fabriquer des produits de consommation courante.
Rapport sur les principaux responsables du pillage d'une des dernières forêts anciennes du monde
Wal-Mart, BestBuy, Rona, Sears, Toys ''R'' US Coles/Indigo,
Harlequin Books, Time Inc., Penguin books US, Waz Essen et Office
Max font entre autres partie des entreprises qui achètent du bois
ou de la pâte à papier à des compagnies ayant de mauvaises
pratiques forestières telles qu'AbitibiConsolidated, Bowater
Kruger, ou encore SFK Pâte, une importante papetière. Livres,
revues, dépliants publicitaires, journaux et bois d'œuvre sont donc
fabriqués à partir d'arbres coupés dans les dernières zones de
forêts intactes du Québec et de l'Ontario, affirme Greenpeace dans
ce rapport intitulé Destruction en chaîne : Rapport sur les
principaux responsables du pillage de la forêt boréale.
En publiant ce rapport, Greenpeace identifie publiquement les
clients des compagnies forestières récalcitrantes. Ces compagnies
forestières et leurs clients conduisent à la destruction des
derniers massifs de forêts intactes de la forêt boréale du Québec
et de l'Ontario, l'une des dernières forêts anciennes du
monde.
Ainsi, Greenpeace enjoint les marchés internationaux à agir en
faveur de la protection de la forêt boréale. L'accent doit être
mis sur la forêt boréale du Québec et de l'Ontario où,
respectivement, moins de 5 % et 9 % de la forêt est protégée
contre le développement industriel. Greenpeace demande donc à
Abitibi-Consolidated, Bowater et Kruger de collaborer à mettre en
réserve des territoires de haute valeur de conservation. Les
gouvernements du Québec et de l'Ontario sont également passablement
écorchés pour avoir manqué à leurs devoirs de gérer la forêt dans
l'intérêt public.
On y apprend également que plus de 68 % des territoires sous
droits de coupe de ces compagnies forestières sont fragmentés ou
rasés à blanc - une superficie équivalant à 200 000 km2,
soit 545 fois la superficie de Montréal ou 3 fois et demie la
taille de la Nouvelle-Écosse. Enfin, Greenpeace s'en prend
également aux très durs et interminables conflits entre les
Premières nations et ces quatre compagnies forestières.
Plus de 41,9 milliards de $ de produits forestiers sont exportés
chaque année, la majeure partie provenant des pratiques
destructrices de ces compagnies dans la forêt boréale du Québec et
de l'Ontario. Greenpeace demande aux clients corporatifs de ces
quatre compagnies forestières de suspendre temporairement leurs
contrats faramineux, le temps que des compagnies prennent des
mesures concrètes sur le terrain pour protéger la forêt.
Finalement, Greenpeace appelle les marchés internationaux à tout
faire pour infléchir la situation au Québec et en Ontario.