Page - 7 mars, 2008
Le poste de forestier en chef a été créé dans la foulée des recommandations du rapport Coulombe. Celui-ci a fait état de la surexploitation des forêts québécoises et de l’urgence d’agir pour créer de nouvelles aires protégées en forêt boréale. Le forestier en chef est donc responsable des calculs de possibilité forestière, qui ont pour but d’attribuer la matière ligneuse en fonction de la qualité et de l’accessibilité des volumes dont on peut disposer.
Zone limitrophe d'une coupe à blanc sur l'Ile René Levasseur.
Selon le rapport Coulombe, le forestier en chef devait être un
pivot pour permettre une véritable réforme de la gestion de la
forêt publique. Il agit sous la responsabilité du Ministre des
ressources naturelles et de la Faune. À l'origine, le forestier en
chef devait aussi être accompagné d'un vérificateur forestier, qui
lui, devait répondre directement au vérificateur général du
Québec.
Or, le Forestier en Chef publiera prochainement les nouveaux
calculs de possibilité forestière. Ces calculs permettent de
déterminer le volume de bois que les compagnies forestières
pourront prélever en forêt boréale durant les cinq prochaines
années. Malheureusement, les futures aires protégées seront omises
de ces calculs. Greenpeace, en collaboration avec plusieurs
groupes écologistes, a envoyé une lettre à Jean Charest pour lui
demander de prévoir une plus grande marge de manœuvre afin de
protéger la forêt boréale du Québec.
Passez à l’action
Joignez-vous à nous pour demander au gouvernement d'inclure
officiellement une marge de manœuvre lors de l'attribution des
volumes de bois afin de créer de nouvelles aires protégées.