Page - 6 mars, 2008
Greenpeace exige une plus grande protection de la forêt boréale. Mais qu’en est-il des impacts sur les travailleurs, sur les communautés forestières ? Qu’en est-il de la crise forestière qui fait rage actuellement ? Comment concilier la protection des forêts et des emplois ?
Des changements fondamentaux doivent être apportés au modèle forestier actuel afin d’assurer la vitalité économique des communautés forestières.
La gestion forestière, telle que pratiquée par le gouvernement
depuis les années 1980, a mené le Québec dans une impasse. Les
fermetures d'usines se succèdent et des milliers de travailleurs se
retrouvent sans emploi. Les hausses successives des prix du
pétrole, la vigueur du dollar canadien et les baisses des prix du
bois d'œuvre et du papier journal sont en cause, sans compter le
retard dans la modernisation des usines.
Pour rester dans la course, les compagnies forestières doivent
maintenant aller deux fois plus loin pour récolter des arbres qui
sont deux fois plus petits. Non seulement le coût de la fibre
explose en raison des coûts de transport et de manutention, mais
l'exploitation des dernières zones de forêts intactes, à haute
valeur de conservation, met le Québec dans une situation précaire.
En effet, le nombre de clients sur la scène internationale qui
exigent de leurs fournisseurs des produits du bois qui ne
proviennent pas de forêts intactes, ou qui sont certifiés FSC,
augmente sans cesse. À ce chapitre, le Québec n'apparaît pas
compétitif.
Le gouvernement du Québec doit donc faire preuve de leadership
dans ce dossier. Des changements fondamentaux dans le modèle
forestier actuel doivent être apportés afin d'assurer la vitalité
économique et sociale des communautés forestières, majoritairement
mono-industrielles. Greenpeace somme le gouvernement de prendre ses
responsabilités afin d'assurer la diversification économique de ces
communautés. Sans perdre de vue que la protection des emplois passe
par la protection de la forêt.