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Les entreprises forestière au Québec doivent monter de plus en plus loin au nord pour couper des arbres de plus en plus petits.
AgrandirLa surexploitation des forêts par les entreprises forestières a été décriée depuis longtemps par les groupes écologistes. Afin d’avoir un portrait clair de la gestion de la forêt publique au Québec, le gouvernement a posé un geste important en mettant sur pied la Commission Coulombe. Dans son rapport final, publié en décembre 2004, la Commission a fait état de la surexploitation des forêts du Québec et de l’importance de gérer cette ressource en tenant compte de la forêt que l’on veut léguer aux générations futures. Elle a souligné l’urgence d’agir et le besoin de passer à l’action de façon plus décisive.
La Commission a formulé 81 recommandations pour effectuer un virage important dans la façon de gérer la forêt. Au cœur de ce virage se trouve l’aménagement écosystémique. Pour l’essentiel, l’aménagement écosystémique consiste à viser le maintien de la viabilité des écosystèmes et de leur biodiversité en concevant des stratégies d’aménagement qui feront en sorte que les forêts conservent leurs attributs écologiques essentiels.
Depuis la publication du rapport, une réduction de 20 % de la possibilité forestière a été imposée et le gouvernement a créé un poste de Forestier en chef pour garantir le renouvellement constant des forêts et s’assurer de la fiabilité des calculs de la possibilité forestière.
Cependant, le gouvernement n’a toujours pas entrepris le virage dans la gestion de la forêt boréale recommandé par la Commission. Le manque de leadership du gouvernement pour mettre en œuvre ce virage est d’ailleurs flagrant. Celui-ci n’a tout simplement pas adopté de plan d’action pour en assurer le suivi. La plupart des recommandations jugées prioritaires.