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Des réponses à vos questions sur la Forêt du Grand Ours et sur la campagne de Greenpeace

Où est située la Forêt du Grand Ours ?

La Forêt du Grand Ours longe la côte de la Colombie-Britannique, à partir du nord de l’île de Vancouver jusqu’à la frontière avec l’Alaska.
Voir la carte >>


Je croyais que la Forêt avait été sauvée.
Pourquoi Greenpeace s’occupe-t-elle encore de ce dossier ?


Au cours des cinq dernières années, d’importantes ententes ont été conclues pour protéger différentes zones de la Forêt et pour améliorer les méthodes de coupe. Mais ces ententes n’ont pas encore été mises en application. La coupe forestière continue donc comme avant et les zones protégées n’ont pas encore été officialisées. De plus, Greenpeace est d’accord avec les études scientifiques indépendantes qui concluent que le plan de protection actuel ne sera pas suffisant.
Voir les derniers développements >>
(en anglais seulement)

En quoi consiste l'Entente concernant la Forêt du Grand Ours entérinée par le gouvernement de la Colombie-Britannique le 7 février 2006?

L'entente concernant la Forêt du Grand Ours permet :
   1.
De soustraire deux millions d'hectares de forêts (pratiquement la superficie de l'île du Prince-Édouard) à la coupe.
   2.
De mettre en œuvre, d'ici mars 2009, des pratiques forestières plus saines, moins agressives, conformes à la « gestion écosystémique ».
   3.
Aux Premières nations, de s'engager dans l'ensemble du processus de gestion sur tous leurs territoires traditionnels.
   4.
De développer une économie plus diversifiée basée sur la conservation.

D’où vient le nom de Forêt du Grand Ours ?

La forêt doit son nom à ses plus célèbres habitants : les grizzlys, les ours noirs et le fameux « Spirit Bear » ou Kermode, un ours blanc (de la famille de l’ours noir).

Est-ce qu’on fait encore des coupes non écologiques dans la Forêt ?

Les coupes dans la Forêt du Grand Ours ne respectent pas les principes du développement durable. La situation ne changera pas tant que le gouvernement de la Colombie-Britannique et l’industrie n’auront pas endossé un mode de gestion basé sur les écosystèmes. Pour en savoir plus sur les coupes à blanc pratiquées dans la Forêt du Grand Ours, visitez le
http://www.canadianrainforests.org/report_findings/clearcutting
(en anglais seulement).

Si on coupe moins d’arbres, cela n’entraînera-t-il pas des pertes d’emploi ?

Le développement durable en foresterie ne signifie pas nécessairement des pertes d’emploi. Au contraire, des recherches récentes démontrent que la conservation de la forêt peut faire augmenter le nombre d’emplois.
Voir le rapport Jobs and Trees >>
(en anglais seulement – PDF – 48 K).

Comment Greenpeace contribue-t-elle à implanter des solutions économiques viables pour les communautés de la région ?

En collaboration avec d’autres groupes environnementalistes, Greenpeace veut profiter de la visibilité mondiale dont a profité la Forêt du Grand Ours au cours des dernières années pour favoriser le développement d’une économie durable et plus diversifiée.
Pour en savoir plus à ce suje t>>
(en anglais seulement)

La création de zones protégées et l’adoption de principes de développement durable auront des conséquences positives sur l’économie et sur les communautés locales.
Voir le rapport « Revitalizing British Columbia's Coastal Economy »
(en anglais seulement – PDF – 285 K).

Greenpeace est-elle contre toute forme de coupe ?

Pas du tout. Mais Greenpeace est contre les pratiques de coupe non durables qui détruisent notre environnement (comme couper des arbres directement sur les rives des rivières à saumon). Dans la Forêt du Grand Ours, Greenpeace voudrait qu’on remplace les méthodes de coupe actuelles par une approche intégrée de gestion basée sur les écosystèmes.
Pour en savoir plus à ce sujet >>
(en anglais seulement).

Greenpeace est aussi d’accord avec les coupes réalisées selon les critères du Conseil de la bonne gestion forestière (Forest Stewardship Council).
Pour en savoir plus à ce sujet >>

Qu’est-ce que la Gestion basée sur les écosystèmes ?

La gestion basée sur les écosystèmes (ou gestion écosystémique) est un mode de gestion des ressources et de prise de décisions centré sur la stabilité et le développement durable des écosystèmes. Ce mode de gestion part du principe que tous les éléments d’un écosystème, de même que toutes les relations entre ces éléments, sont essentiels. Ainsi, en vertu de la gestion écosystémique, on pourrait permettre des activités de coupe à risque moyennement élevé dans un secteur donné de la Forêt du Grand Ours à condition que le territoire dans son ensemble soit géré en fonction d’un risque peu élevé.
Télécharger le manuel sur la gestion écosystémique >>
(PDF – en anglais seulement).

Je croyais que les entreprises replantaient des arbres après les coupes ?

En effet, la loi oblige les compagnies à remplacer les arbres qu’elles coupent. Il faut cependant réaliser que même les meilleures plantations ne réussiront jamais à recréer la diversité et la santé de la forêt d’origine, qui est le fruit d’une évolution échelonnée sur 15 000 ans.
Pour en savoir plus sur la richesse écologique de la Forêt du Grand Ours>>

Quelle est la place des Premières Nations dans cette Forêt ?

La Forêt du Grand Ours est un territoire traditionnel des Premières Nations. Celles-ci n’ont jamais cédé leurs droits sur ces terres par quelque traité ou entente que ce soit avec l’Angleterre, la reine ou les gouvernements provincial ou fédéral. En avril 2001, huit peuples des Premières Nations de la côte centrale et nord de la Colombie-Britannique ont signé une entente avec le gouvernement provincial sur l’usage du territoire. Cette entente n’est aucunement reliée à la question des titres de possession, mais elle permettra tout de même aux autochtones de mieux contrôler leur environnement et de mieux profiter des richesses de la forêt.

Combien de parcs a-t-on créé dans la Forêt du Grand Ours ?

Des ententes prévoient la protection de grands secteurs de la Forêt du Grand Ours, mais aucun nouveau parc n’a été légalement constitué jusqu’ici.

Pourquoi les biologistes sont-ils inquiets de la façon dont le gouvernement provincial gère le dossier ?

L’équipe de scientifiques indépendants reconnu par toutes les parties prenantes dans le dossier de la Forêt du Grand Ours recommandait qu’au moins 44 à 60 % de la forêt soit protégé. Or, le plan de conservation actuel ne permet pas d’atteindre ce seuil minimum. Pour assurer l’avenir de la Forêt, il faut aussi améliorer les pratiques de coupe pour obtenir de meilleurs niveaux de rétention et protéger de façon très stricte les plus importantes lignes de partage des eaux. Finalement, il est essentiel d’adopter une approche spécifique pour protéger certaines espèces en particulier, notamment les ours grizzlys.
Télécharger un rapport qui démontre pourquoi il faut améliorer la gestion des grizzlys >>
(PDF – en anglais seulement).
Pourquoi il faut améliorer les méthodes de coupe >>
(en anglais seulement).

Devrait-on permettre l’exploitation pétrolière le long des côtes de la Colombie-Britannique ?

Non. Le forage et l’exploration pétrolière sont interdits au large des côtes de la Colombie-Britannique depuis plus de 30 ans. Cette interdiction a pour but de protéger la Forêt du Grand Ours et l’écosystème du Pacifique Nord contre les catastrophes écologiques. Pourtant, les gouvernements fédéral et provincial songent à lever leurs moratoires et à permettre l’exploitation de combustibles fossiles le long des côtes. Greenpeace s’y oppose fermement, notamment parce que la santé du milieu marin est directement reliée à la santé de la Forêt du Grand Ours. Par exemple, quand les saumons viennent frayer dans les rivières, ils déposent dans la forêt un apport essentiel de protéines et d’éléments nutritifs. Le gouvernement fédéral doit adopter une mesure d’interdiction permanente pour empêcher toute activité de forage et d’exploration dans cette région sujette aux tremblements de terre et composée d’écosystèmes complexes et fragiles.

Pour en savoir plus à ce sujet, voir la section Campagnes • Changements climatiques  du site de Greenpeace.

Pour consulter un rapport de la Fondation David Suzuki sur l’importance du saumon dans l’écosystème de la Forêt  >>
(PDF – en anglais seulement).

Où puis obtenir de l’information supplémentaire ?

Greenpeace travaille de concert avec différentes organisations qui partagent le même objectif, c’est-à-dire protéger la Forêt du Grand Ours tout en minimisant l’impact pour les gens dont la vie et le gagne-pain sont liés à la forêt. ForestEthics, Greenpeace Canada, la section Colombie-Britannique du Sierra Club du Canada et le Rainforest Action Network ont uni leurs forces pour lancer le projet Rainforest Solutions.

Cliquer ici pour visiter le site >>
(en anglais seulement).