Les gouvernements fédéraux successifs n'ont pas lutté efficacement contre les changements climatiques parce qu'ils n'ont pas réussi à réduire les gaz à effet de serre.
Le Canada avait pourtant accepté de réduire substantiellement ses émissions d'ici 2012 en signant le Protocole de Kyoto.
Le Canada ne va pas respecter ses engagements internationaux.
Les gouvernements fédéraux successifs n'ont pas lutté efficacement contre les changements climatiques parce qu'ils n'ont pas réussis à réduire les gaz à effet de serre.
Le Canada avait pourtant accepté de réduire substantiellement ses émissions d'ici 2012 en signant le Protocole de Kyoto.
Le Canada ne va pas respecter ses engagements internationaux.
Les gouvernements libéraux de Jean Chrétien et de Paul Martin avaient promis d'agir en matière de changements climatiques, mais ils n'ont pas tenu parole.
De son côté, le gouvernement du premier ministre Stephen Harper avait déclaré lors de la prise du pouvoir par les Conservateurs en janvier 2006 que les cibles du Protocole de Kyoto étaient «inatteignables ».
Le premier ministre s'est assuré que les objectifs du Protocole de Kyoto ne seraient pas atteints. En raison de son immobilisme, il est devenu clair que le gouvernement canadien ne pourrait plus tenir les promesses qu'il avait faites en vertu de Kyoto.
1992 - 189 pays réunis au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, comprenant le Canada et d'autres membres du G8, adoptent la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
1995 - Conscients que la CCNUCC ne suffirait pas à protéger le climat, le Canada et d'autres pays membres des Nations Unies entament des négociations dans le but de rédiger un « protocole » à la convention doté de cibles et de calendriers juridiquement contraignants permettant de réduire les gaz à effet de serre, considérant l'urgence du problème.
1997 - Lors de la Troisième Conférence des Parties à la CCNUCC au Japon, le Canada et d'autres nations acceptent le Protocole de Kyoto.
2002 - En décembre 2002, le Canada ratifie le Protocole de Kyoto, s'engageant par le fait même à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6 % par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2008-2012.
2005 - Le Protocole de Kyoto prend effet le 16 février 2005 et a donc force d'obligation pour le Canada et les autres pays l'ayant ratifié.
2005 - En décembre 2005, le Canada accueille à Montréal la première réunion des parties au Protocole de Kyoto et la 11e Conférence des Parties à la CCNUCC.
Loin d’avoir réduit tel que promis ses émissions de gaz à effet de serre, le Canada les a plutôt augmentées. À la fin de l’année 2006, les émissions du pays étaient 29 % plus élevées que notre cible de Kyoto pour 2012. L’exploitation débridée des sables bitumineux d’Alberta va avoir pour effet d’augmenter davantage les émissions.
Le gouvernement Harper a déposé en 2007 un plan intitulé « Prendre le virage » dont le but est de lutter contre les changements climatiques. Or ce plan est beaucoup trop timide.
Le plan Harper propose une réduction de 20 % par rapport au niveau de 2006.
Le plan Harper cherche délibérément à confondre les Canadiens en utilisant 2006 comme année de référence plutôt que 1990, année de référence du Protocole de Kyoto. Les 20 % du plan Harper par rapport à 2006 représentent moins de 3 % par rapport au niveau de 1990, c’est-à-dire beaucoup moins que la cible de 25 % sous le niveau de 1990 telle que préconisée par KYOTOplus.
Autrement dit, le plan Harper ne permettrait même pas d’atteindre en 2020 l’objectif auquel le Canada s’est engagé devant la communauté internationale pour 2012 en vertu de Kyoto. Même au cas où l’on parviendrait à réaliser ces réductions, le Canada émettrait quand même 133 millions de tonnes de plus de dioxyde de carbone par année qu’en adoptant les cibles de KYOTOplus.
Le plan Harper ne s’inspire aucunement de la science associée aux changements climatiques. Ses cibles totalement arbitraires ne servent que d’expédient politique.
Au contraire, les cibles de KYOTOplus se fondent sur l’avis des experts internationaux ayant participé au Quatrième Rapport d’Évaluation (AR4) du Groupe international d’experts sur l’évolution du climat, publié en 2007.
Les objectifs de KYOTOplus représentent le minimum nécessaire à accomplir pour éviter l’aggravation du réchauffement planétaire et les changements climatiques catastrophiques qui en découleraient. Le plan KYOTOplus demande aux pays développés de :
Le gouvernement Harper affirme à tort que de réduire les émissions de gaz à effet de serre en respectant le Protocole de Kyoto ne se traduirait pas un « désastre économique».
L’exemple du Danemark prouve le contraire. Le pays est parvenu à donner une forte impulsion à son économie en possédant des entreprises écologiques dynamiques et en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre de neuf pour cent par rapport aux niveaux de 1990.
Le Danemark illustre bien ce que des mesures efficaces peuvent accomplir.
En réalité, comme l’a démontré l’ancien économiste en chef de la Banque mondiale, c’est le fait de ne pas agir pour lutter contre les changements climatiques qui coûterait extrêmement cher – 20 fois plus que si nous agissons de façon préventive.
Source d’embarras No.1 : Si la tendance se maintient, le Canada ne pourra pas respecter ses engagements contractés en vertu du Protocole de Kyoto.
Source d’embarras No.2 : Les Nations Unies ont déjà commencé à faire enquête sur le Canada en raison de la non-réalisation de ses engagements dans le cadre du Protocole de Kyoto.
Source d’embarras No.3 : En 2007, le gouvernement Harper a tenté à diverses occasions de bloquer les négociations sur une entente pour l’après-Kyoto :
L’Allemagne s’est engagée à une réduction de 40 % par rapport à 1990 d’ici 2020.
L’Union européenne souhaite réduire jusqu’à 30 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990 d’ici 2020.
Le Canada devra faire preuve de leadership lors des deux grandes réunions internationales qui s’en viennent :
Lors de la réunion de Copenhague, les différents groupes présents auront un choix crucial à faire. Ils devront saisir l’opportunité de renforcer et de prolonger le Protocole de Kyoto afin de créer le Protocole KYOTOplus. Copenhague va représenter un tournant historique pour l’environnement. Le Canada doit absolument appuyer un plan d’action concret lors de cette réunion destinée à combattre le réchauffement planétaire.
Les Canadiens devront exercer de fortes pressions auprès du gouvernement Harper pour que ce dernier prenne des mesures indispensables à l’arrêt du réchauffement planétaire, et ce, pour que le Canada fasse figure de chef de file lors des réunions onusiennes.
Faire pression sur le gouvernement, KYOTOplus est la solution.
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