Les différents paliers de gouvernement, surtout celui d’Ottawa, manquent clairement d’initiative en ce qui concerne le réchauffement planétaire. KYOTOplus a été créé pour remédier à ce problème bien réel.
Le réchauffement planétaire est un problème d’origine humaine. Sa principale cause découle directement de la combustion incontrôlée de combustibles fossiles. Des mesures urgentes doivent être prises pour combattre ce désastre. Pourtant, les gouvernements canadiens qui se sont succédé depuis quelques années n’ont pas pris les mesures efficaces qui s’imposaient.
Nous avons la responsabilité morale d’écarter la menace que représente le réchauffement planétaire pour assurer l’avenir de nos enfants. Les générations à venir ne doivent pas subir les conséquences de l’inaction des gouvernements. Pour cette raison, il nous faut créer une telle mobilisation populaire qu’Ottawa ne pourra plus repousser l’application de politiques véritablement efficaces.
Les signes du réchauffement planétaire se multiplient.
Suite à des analyses effectuées dans l’Arctique canadien en 2008, des experts ont annoncé un rétrécissement de la glace de près de la moitié pour une deuxième année consécutive. Bien que cette glace ait recouvert l’océan Arctique depuis plus d’un million d’années, la calotte glaciaire serait entraînée, affirment ces experts, dans une «spirale fatale».
D’ailleurs, l’océan Arctique sera bientôt libéré de glace durant la période estivale. Ce qui amène plusieurs scientifiques à suggérer que le Groupe international d’experts sur l’évolution du climat a sous-estimé la rapidité des changements climatiques observés dans l’Arctique et probablement aussi ailleurs.
Cette crise nous affecte tous. Pourtant, le gouvernement Harper a dissimulé un rapport produit en 2008 faisant état des impacts des changements climatiques sur la santé. Intitulé « Santé humaine et changements climatiques: Évaluation des vulnérabilités et de la capacité d’adaptation au Canada », l’étude de 500 pages conclut à une augmentation des maladies et décès reliés à :
D’autre part, la détérioration progressive des forêts canadiennes pourrait avoir pour conséquences de supprimer de nombreux emplois et de faire potentiellement périr plusieurs collectivités locales.
La forte hausse du niveau de la mer risque d’inonder les communautés côtières et créera des millions de réfugiés environnementaux. Des millions d’autres seront confrontés à des pénuries alimentaires et à un manque d’eau potable. Une famine planétaire pourrait rapidement s’ensuivre.
Les experts s’entendent pour dire qu’afin de prévenir des changements climatiques extrêmes, nous devons réduire le réchauffement planétaire du seuil critique d’augmentation des températures de 2ºC par rapport aux niveaux préindustriels.
En clair, cela signifie qu'il faudra stabiliser les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2015 et commencer à les faire diminuer par la suite.
Le Canada et tous les pays développés doivent réduire leurs émissions d’au moins 25 % sous les niveaux de 1990 d’ici 2020, et de 80% d’ici 2050. Ce sont les cibles établies en vertu de KYOTOplus.
Le Canada a ratifié le Protocole de Kyoto en décembre 2002; ce faisant, il acceptait de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 6 % sous les niveaux de 1990 entre 2008 et 2012.
Le Canada n’a pas respecté ses engagements
Le Canada n’a pas réduit ses émissions. À la fin de 2006, ses émissions étaient de 22 % supérieures au niveau de 1990, et 29 % au-dessus de notre cible de Kyoto.
Le bilan du Canada est un des plus mauvais de la planète. C’est pourquoi nous devons tenter d’imposer KYOTOplus.
Pour plus d’informations : Environnement Canada. Rapport d’inventaire national 1990-2006 _ Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada