Queue d'une baleine franche australe qui replonge vers les profondeurs.
On pourrait croire que les baleines sont en parfaite sécurité
dans un endroit au moins : le Sanctuaire des baleines de l'océan
austral, créé en 1994. Ce n'est malheureusement pas le cas. Là-bas,
en dépit du moratoire international, elles y sont victimes de la
chasse commerciale.
L'objectif de la création de ce sanctuaire baleinier dans
l'océan austral était pourtant de protéger cette région qui
constitue une aire de nutrition pour presque toutes les baleines du
monde. Même en cas d'une éventuelle levée du moratoire sur la
chasse commerciale, les cétacés y auraient au moins été en
sécurité.
Toutefois, à cause d'une faille dans l'accord de la Commission
baleinière internationale (CBI), le gouvernement japonais envoie
chaque année une flotte de navires qui tuent des baleines
soi-disant afin de faire de la recherche scientifique. Sur ce
fondement, le Japon établit ainsi ses propres quotas de prises -
qu'il augmente d'une année à l'autre - et il fait du lobbying pour
tenter de faire lever l'interdiction de chasse au niveau
mondial.
Plusieurs gouvernements, scientifiques et organisations
écologistes s'entendent pour dire que la tuerie des baleines à des
fins scientifiques est dépassée et inutile.
Pour prouver que l'on n'a pas besoin de tuer les baleines pour
les étudier, Greenpeace a entrepris Sur la piste des baleines, une
collaboration avec des scientifiques qui étudient justement les
baleines à bosses dans l'océan Pacifique Sud. À l'aide d'un soutien
financier de Greenpeace, ces dernières ont été marquées durant leur
migration en 2007-2008 par Cook Islands Whale Research et Opération
Cétacés (Nouvelle-Calédonie). Elles ont ainsi pu être localisées
par satellite au cours de leur migration depuis les zones de
reproduction et de mise bas dans les eaux tropicales du Pacifique
Sud et suivies jusqu'aux aires d'alimentation de l'océan
austral.
Le projet a permis de recueillir d'importants renseignements sur
les mouvements et les destinations migratoires des baleines à
bosses des petites populations qui n'ont toujours pas repris près
de Rarotonga (îles Cook) et de la Nouvelle-Calédonie.
Greenpeace communique au grand public cette recherche
inoffensive pour les baleines dans le cadre de sa campagne contre
la « recherche » inutilement létale dans le Sanctuaire des baleines
de l'océan austral.
Actualités de la campagne Baleine