Page - 6 juillet, 2009
Des millions de tonnes de déchets tourbillonnent également dans nos océans, provenant de la terre et de la mer. Le plastique constituerait 90 pour cent de toutes les ordures présentes dans nos océans. De plus, d’après les estimations de l’ONU, chaque kilomètre carré d’océan contiendrait 120 000 morceaux de plastique flottants. Le plastique est particulièrement omniprésent et problématique en raison de sa durabilité.
Un loueur de canots nage parmi des débris en plastique qui ont été jetés dans la Baie de Manille, aux Philippines.
Comme il n'est pas biodégradable, il se brise simplement en
particules de plus en plus petites, qui sont ensuite ingérées par
un éventail d'espèces marines, allant du plancton aux tortues de
mer. À mesure que le plastique s'accumule dans leur système
digestif, les animaux sont graduellement étouffés ou affamés. De
plus, le plastique agit comme une éponge pour certaines des pires
toxines, les polluants organiques persistants (POP), s'ajoutant au
fardeau toxique de la vie marine.
Cent millions de tonnes de plastique sont produites chaque
année. De ce nombre, 10 pour cent se retrouvent à l'océan. À mesure
que les produits de plastique sont poussés par les vagues et le
courant, ils gravitent vers des endroits plus calmes de l'océan,
créant des zones de fortes concentrations de déchets flottants.
Dans le Pacifique Nord, un « tourbillon d'ordures » bien documenté
dont la taille représenterait 2 fois la partie continentale des
États-Unis tourbillonne lentement.
On estime qu'il y a six kilogrammes de déchets pour chaque
kilogramme de plancton! Les déchets errants constituent également
un problème grave. De l'équipement de pêche jeté ou perdu flotte
sur les océans, continuant à accrocher et à noyer les cétacés et
les tortues de mer pendant des années. Tandis que les déchets se
promènent dans les courants, divers organismes montent à bord et
naviguent vers des habitats où ils peuvent rapidement devenir
nuisibles.
L'ironie veut que la grande majorité de ces déchets provienne de
sources terrestres. Environ 80 pour cent de ceux-ci tirent leurs
origines de la terre, tandis que les 20 pour cent restants viennent
de navires commerciaux, de plaisance ou militaires ainsi que de
plateformes pétrolières et gazières en haute mer.