Durabilité et immobilisme

Page - 14 juin, 2011
L’approche de Clover Leaf en matière de durabilité des stocks – qui consiste globalement à « pêcher le thon pour le sauver » –contribue à la dégradation dramatique de la vie marine. Greenpeace considère que Clover Leaf doit cesser de s’approvisionner auprès de pêcheries destructrices et cesser d’attendre que des recherches prouvent ce que nous savons déjà sur la nécessité de passer à des méthodes de pêche plus durables. Clover Leaf doit commencer à se fournir en thon auprès de pêcheries équitables et doit protéger les océans afin que les stocks de thon se régénèrent. La manière dont Clover Leaf entrevoit la durabilité est quelque peu différente de la nôtre, voici ce que nous pensons de la leur:

Sur le site de l’entreprise, on peut lire: « Chez Clover Leaf, la pérennité fait partie de notre mission qui consiste à améliorer la qualité de vie des Canadiens en leur offrant des produits de la mer durables, nutritifs, pratiques et abordables. »

Mais pour Greenpeace, Clover Leaf vend des produits qui contribuent au déclin des stocks de thon mais aussi d’autres espèces marines dont certaines sont déjà en péril. Ces pratiques ne peuvent en aucun cas être considérées comme durables, elles n’améliorent en rien la qualité des produits consommés par les Canadiens pas plus que la vie des populations des régions côtières où est pêché le thon vendu par Clover Leaf.

Clover Leaf affirme aussi sur son site: « Nous avons joué un rôle de premier plan au sein de notre industrie grâce à la mise en œuvre d’initiatives d’entreprise visant à assurer que nous offrons aux Canadiens des fruits de mer qui proviennent de stocks pêchés et gérés tout en garantissant la pérennité pour les générations futures. »

Malheureusement, Clover Leaf continuera de jouer un rôle de premier plan dans le déclin du thon à moins qu’il ne s’approvisionne bientôt auprès de pêcheries plus durables. Si l’on continue de vendre du thon pêché à un tel rythme effréné, il n’y aura bientôt plus de thon ni dans les océans, ni dans les cannes.

Clover Leaf ajoute également: « Bien que les pêches durables soient au cœur de notre programme, notre plateforme de durabilité et de responsabilité va bien au-delà des pêches et englobe tous les aspects de nos activités, notamment l’exploitation, l’emballage, la chaîne d’approvisionnement, les consommateurs, les communautés et nos employés. Ces efforts sont coordonnés par le directeur des programmes axés sur la durabilité ainsi que le comité sur la pérennité qui comprend le chef de la direction et des dirigeants des services inter fonctionnels de l’entreprise. »

Greenpeace y voit certes de belles aspirations, mais constate qu’à ce jour, la plupart des maillons de cette chaîne de prétendue durabilité ont été négligés.

Clover Leaf poursuit sur son site : « Même si nos initiatives en matière de durabilité n’en sont qu’à leurs prémices, nous sommes fiers des efforts déployés jusqu’à maintenant et nous vous invitons à en apprendre davantage sur notre travail. Nous nous sommes engagés à apporter des changements qui préserveront ces précieuses ressources pour les générations futures, et nous sommes persuadés d’y parvenir. »

Clover Leaf a le pouvoir de changer les choses. Greenpeace demande donc à l’entreprise de passer de la parole aux actes en posant immédiatement des gestes concrets dans le sens d’un approvisionnement en thon plus durable et plus équitable.

En février 2011, Greenpeace a publié un rapport portant sur les 14 principales marques de thon en conserve vendues au Canada et les a classées selon leurs politiques de durabilité. Clover Leaf s’est retrouvée à la onzième place de ce classement. Tandis que la plupart de ses concurrents prennent actuellement des mesures pour assurer l’avenir de leurs produits et améliorer leurs pratiques, Clover Leaf, s’en remet à la chance et aux autres pour assurer la survie du thon.

Pour en savoir davantage sur la performance des autres entreprises au classement des marques de thon établi par Greenpeace, cliquez ici.

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