L'agriculture résistante à la sécheresse... et sans OGM!

Publication - 1 juillet, 2010
Les changements climatiques causés par les activités humaines se traduisent par des précipitations de plus en plus erratiques, surtout dans les régions où la sécurité alimentaire est très précaire. Les plus déshérités dans les zones rurales sèches qui en subiront les conséquences ont besoin de stratégies d'adaptation qui soient bon marchés et accessibles. S'adapter devra prendre en compte non seulement le manque d'eau et les sécheresses, mais aussi la possibilité accrue d'événements extrêmes comme... les inondations.

 

La biodiversité et un sol en santé sont essentiels pour les approches écologiques afin de rendre l'agriculture plus résiliente à la sécheresse et pour mieux résister aux phénomènes extrêmes. La résilience est la capacité à faire face aux changements et à récupérer après des phénomènes extrêmes.

Il faut des pratiques agricoles qui rendent les sols plus aptes à retenir l'humidité des sols, réduisent l'érosion et augmentent la biodiversité. Il faut intégrer ces objectifs dans l'aide internationale afin de rendre la production agricole plus résiliente et plus stable.

Afin de nourrir l'humanité tout en garantissant la résilience écologique, il est essentiel d'accroître la productivité dans les zones d'agriculture pluviale, là où les agriculteurs pauvres pratiquent déjà la conservation de l'eau et la préservation des sols. Des fermes écologiques qui oeuvrent en symbiose avec la biodiversité et utilisent les savoirs traditionnels des agriculteurs plutôt des intrants chimiques, pourraient être une meilleure option pour faire face aux sécheresses et à des conditions météorologiques plus erratiques. En plus des méthodes de cultures écologiques décrites ci-dessus, la préservation de la pluriculture et de variétés qui peuvent résister à la sécheresse tout en produisant un bon rendement fiable sont nécessaires. Beaucoup de nouvelles semences résistantes à la sécheresse sont en cours d'élaboration grâce à l'aide de techniques modernes de sélection sans avoir recours au génie génétique (OGM). Il existe déjà des exemples de variétés de soja, de maïs, de blés et de riz résistants à la sécheresse que les agriculteurs pourraient commencer à utiliser dès maintenant.

Par contre, les techniques de modifications génétiques (OGM) ne sont pas bien adaptées pour développer des semences résistantes à la sécheresse. La tolérance à la sécheresse est une caractéristique génétique très complexe, impliquant souvent l'interaction de nombreux gènes, et donc bien au-delà de la capacité d'une technologie rudimentaire basée sur l' expression privilégiée de quelques gènes connus. Il n'existe aucune preuve que les plantes OGM peuvent garantir la sécurité alimentaire face aux défis des changements climatiques.

L'agriculture écologique est la meilleure option.

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