Vous êtes ici :
FAUX! La recherche en matière de biotechnologies agricoles est entre les mains d’entreprises qui sont avant tout à la recherche d’agriculteurs solvables et non de pauvres paysans. Les partisans de l’agriculture transgénique se font fort d’expliquer que les cultures OGM pourront résister à la sécheresse ou produire des aliments aux qualités nutritionnelles améliorées. En réalité, il n’existe pratiquement aucun programme pour résoudre les problèmes alimentaires dans les pays en voie de développement.
En avril 2008, le rapport final de l’évaluation Internationale des Sciences et des Technologies au Service du Développement (IAASTD), l’équivalent du GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat), a d’ailleurs formellement conclu que les OGM n’étaient pas une solution pour faire face aux enjeux de la sécurité alimentaire. Lire la lettre d’opinion de Greenpeace sur l’IAASTD dans La Presse.
Pour lutter contre la famine et faire face à l’augmentation de la population, il faut d’abord garantir l’accès à la terre, mieux organiser les marchés locaux et investir dans la recherche sur les plantes traditionnelles. La faim est avant tout un problème politique et économique. Écoutez ce que des ONG africaines pensent des OGM [vidéo].
Un rapport scientifique récent de l’Union of Concerned Scientists aux États-Unis a confirmé que les OGM n’ont pas augmenté les rendements. Voir notre blogue à ce sujet.
En réalité, on n’en sait rien! L’innocuité des OGM pour la santé n’a jamais été prouvée. Plusieurs études récentes tendent à prouver le contraire. En 2007,
L’innocuité des OGM pour l’environnement n’a pas non plus été démontrée. En fait, un rapport publié en 2001 par 14 experts de la Société royale du Canada, la plus haute instance scientifique au Canada, proposait 58 recommandations pour des Élements de précaution sur les OGM. Ce rapport, pourtant commandé par le gouvernement fédéral canadien, a été totalement ignoré par ce dernier comme le démontre un article scientifique. Pourquoi le Canada ignore-t-il l’opinion de ses meilleurs scientifiques?
Faux! C’est ce que tente de nous faire croire l’industrie, mais il n’en est rien. En 2006, une étude du ministère de l’agriculture du Québec (MAPAQ) a confirmé que les coûts de l’étiquetage obligatoire des OGM ne seraient pas aussi élevés que l’industrie ne le laissait croire jusqu’alors.
Le Canada est le quatrième producteur d’OGM au monde, derrière les États-Unis, l’Argentine et le Brésil. Puisqu’il n’existe aucun système d’étiquetage obligatoire des OGM, ni au Canada, ni au Québec, il est très difficile de savoir quels aliments contiennent des OGM. Les principales céréales OGM cultivées chez nous sont le canola, le soya ainsi que le maïs. Dans son Guide des produits avec ou sans OGM, Greenpeace estime qu’environ 70% des aliments transformés sont susceptibles de contenir des OGM.
Une quarantaine de pays ont mis en place un système d’étiquetage obligatoire des OGM. Nous pouvons aussi le faire. Les obstacles à l’étiquetage obligatoire des OGM ne sont pas techniques, mais bel et bien politiques.
FAUX! La dissémination dépend de tant de facteurs qu’elle est impossible à contrôler. Peut-on prévoir le trajet des abeilles, des oiseaux, la direction du vent? Au-delà du pollen, la dissémination peut avoir lieu à l’origine dans les semences, dans les moissonneuses lors des récoltes ou encore dans les silos pendant le stockage. À titre d’exemple, le Japon importe des graines de canola du Canada (OGM à presque 100%), afin de fabriquer de l’huile, des engrais et de la nourriture pour animaux. En 2005, des chercheurs japonais ont découvert des pousses de canola OGM autour des ports où arrivent ces graines importées par bateau... Les exemples de contamination provenant des OGM se comptent par centaines. Dans un de ses rapports, Gene Watch UK fait état des cas de contamination provenant des OGM dans le monde. (Résumé en français)
Comme pays exportateur de produits agricoles, le Canada a la responsabilité de ne pas contaminer ses clients et leurs écosystèmes avec les OGM. Pourtant, le Canada n’a toujours pas ratifié le protocole de biosécurité des Nations Unies alors que 153 pays l’ont fait. Pourquoi?
FAUX! Il est impossible de maintenir deux filières parfaitement étanches. Toutes les études consacrées au sujet en conviennent. Les cultures transgéniques en champs contaminent régulièrement les champs des autres agriculteurs qui ne souhaitent pas faire d’OGM, que cela se fasse par les semences, le pollen, les moissonneuses ou dans les silos... Dans un de ses rapports, Gene Watch UK fait état des cas de contamination provenant des OGM dans le monde. (Résumé en français)
Dans tous les pays où les cultures d’OGM sont autorisées, comme c’est le cas chez nous, la liberté de l’agriculteur est bafouée, de même que l’est la liberté du consommateur de choisir des produits sans OGM. Le Canada est le quatrième producteur mondial d’OGM, derrière les États-Unis, l’Argentine et le Brésil. De plus, le Canada est l’un des rares pays industrialisés à ne pas avoir mis en place un système d’étiquetage obligatoire des OGM. Les gouvernements canadiens et québécois refusent de mettre en place l’étiquetage obligatoire des OGM même si plus de 86% des Québécois et des Québécoises exigent le droit de savoir.
Comme l’illustrent malheureusement de nombreux cas de contamination génétique, la coexistence entre OGM et non OGM est impossible. C’est pour cela que Greenpeace s’oppose à la dissémination des OGM dans l’environnement.