C'est par manipulation et recombinaison de l'Acide
DésoxyriboNucléique (ADN), qui est le principal constituant des
chromosomes et donc le porteur de l'hérédité, que l'on construit
des OGM.
Un OGM est un organisme dont on a « bricolé » l'ADN, afin de
lui rajouter artificiellement un ou plusieurs gènes provenant d'un
autre être vivant. Ainsi, on peut introduire un gène de
scorpion dans du maïs ou bien un gène humain dans un porc, afin
d'obtenir des bêtes plus musclées et moins grasses. La
biotechnologie est l'ensemble des techniques qui permettent de
réaliser ces manipulations, par coupure et réinsertion de
gènes.
Un gène?
Les gènes sont des fragments de l'ADN qui contiennent les
informations nécessaires au codage des protéines. Chaque gène
correspond à un caractère héréditaire particulier et détermine la
transmission d'une caractéristique particulière ou d'un ensemble de
caractéristiques lors de la reproduction.
La transgenèse (introduction de gènes
étrangers dans un organisme) conduit à la création de nouveaux
êtres vivants dont les comportements sont imprévisibles. Les
conséquences écologiques de la dissémination dans l'environnement
d'OGM sont, en l'état actuel des connaissances, impossibles à
évaluer.
En contraste aux OGM, la sélection assistée par marqueur
(SAM) consiste à faire exprimer un gène dormant, donc déjà existant
dans un organisme vivant, afin que ce dernier obtienne une
caractéristique désirée. Par exemple, des plantes ont parfois
déjà un gène qui leur permet de résister à la sécheresse, mais qui
n'est pas actif. La SAM permet de renforcer la résistance à la
sécheresse de cette plante, sans avoir à insérer un gène étranger.
La SAM n'est pas un OGM.
Greenpeace et les OGM
Greenpeace s'oppose résolument à la
dissémination des plantes OGM dans l'environnement et dans la
chaîne alimentaire. C'est une question de précaution, un principe
fondamental en droit de l'environnement.
Pour Greenpeace, les biotechnologies et la génomique, en
laboratoire, peuvent permettre de mieux comprendre les
mécanismes régissant la vie et permettant le maintien de la
biodiversité. Greenpeace reconnaît aussi la validité
potentielle de produire des substances pharmaceutiques en utilisant
des bactéries ou des cellules génétiquement modifiées en réacteur,
c'est-à-dire en milieu clos, pour éviter les risques de
contamination.
Greenpeace n'a pas d'opposition
fondamentale à la recherche de nouvelles connaissances que peut
apporter la génomique, du moment qu'elle soit basée sur des
principes scientifiques rigoureux, indépendants et transparents,
comme le recommande le rapport
d'experts de la Société Royale du Canada de 2001.
Les OGM au Canada
Le Canada est l'un des plus importants producteurs de
cultures OGM du monde et, partout au pays, jusqu'à 70% des
aliments transformés vendus dans les magasins d'alimentation
contiennent des ingrédients OGM. Les ingrédients OGM les plus
communs proviennent des cultures du maïs, du soya et du
canola.
En savoir plus
Greenpeace a préparé un guide pour vous permettre d'identifier
les aliments ne contenant pas d'OGM.
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plus