Le soya OGM

Page - 26 août, 2009
Le soya Roundup Ready de Monsanto fut l'une des premières cultures OGM à être commercialisée. Il a été génétiquement modifié pour résister à l'herbicide de marque Roundup, de manière à ce que les agriculteurs puissent appliquer l'herbicide directement sur les plants et éliminer les mauvaises herbes, sans tuer les plants de soya. La culture du soya Roundup Ready fut d'abord approuvée aux États-Unis en 1994 et a été approuvée depuis au Canada, en Argentine et au Mexique. Bien que la culture de soya ne représente que 13% des surfaces OGM cultivées au Canada, près de 50% de soya cultivé est OGM.

Haricots de soja OGM

La Chine :  Centre d'origine du soya

La Chine est le centre d'origine et de diversité du soya. On y retrouve plus de 6000 variétés sauvages de soya (plus de 90 pour cent du total mondial) et sa culture remonte à plus de 5000 ans. Bien que la Chine ne permette pas la culture commerciale du soya OGM et qu'elle ait décidé d'interdire le soya OGM dans le nord-est du pays, la principale région de culture du soya, la contamination par les importations représente un risque important pour la diversité du soya en Chine.

Greenpeace célèbre 10 ans de camapgne en Amazonie!

L'utilisation accrue de soya OGM en Amazonie intensifie les pires aspects de l'agriculture intensive et met en danger à la fois l'intégrité de l'approvisionnement en soya non-OGM brésilien et la biodiversité de l'Amazonie. Là où le soya OGM est cultivé, le nombre d'applications et la quantité d'herbicides utilisée augmentent. Il faut aussi s'attendre à ce que l'utilisation d'herbicides augmente au fur et à mesure que la résistance des mauvaises herbes au Roundup augmente, comme cela s'est produit en Argentine et aux États-Unis.

En 2006, Greenpeace a dénoncé l'extension insoutenable de la culture du soya en Amazonie, la plus grande forêt tropicale humide du monde. Le soya est cultivé en Amazonie pour répondre à la demande de fourrage émanant d'Europe et de Chine, une demande qui ne cesse d'augmenter. Après avoir associé les multinationales qui utilisent le soya à la destruction de la forêt amazonienne, nous sommes parvenus à convaincre les producteurs d'aliments, les supermarchés, les chaînes de fast-food et d'autres ONG d'œuvrer pour le changement.

Mis sous pression, les grands négociants de soya du Brésil ont annoncé un moratoire pour le commerce du soya cultivé sur un territoire récemment déboisé en Amazonie. La suspension a pris effet en juillet 2006 et a été prolongée d'un an en juin 2008.

Le rapport de Greenpeace International Eating up the Amazon explique comment les poulets de la chaîne de fast-food McDonald's étaient nourris avec du soya cultivé sur un territoire récemment déboisé. A l'issue d'une campagne mondiale, des milliers de sympathisants ont écrit au quartier général européen de McDonald's en demandant de mettre un terme à cette situation. Non seulement McDonald's a accepté, mais l'entreprise a décidé de collaborer avec nous et d'autres grands distributeurs alimentaires pour endiguer la déforestation de l'Amazonie brésilienne.

La suspension temporaire de la production de soya permet d'établir le cadre environnemental, économique et politique nécessaire pour que la culture du soja ne contribue plus à la destruction de la forêt amazonienne. Nous continuerons à exercer une pression sur les industries impliquées dans la culture et le commerce du soya, afin que le moratoire soit maintenu et que d'autres mesures soient prises pour protéger la forêt. 

Agrocarburants, déforestation et gaz à effet de serre...

Une nouvelle étude scientifique vient confirmer les craintes de Greenpeace concernant l'augmentation de la déforestation dans les pays tropicaux comme le Brésil à cause des pressions sur les terres générées par les agrocarburants et en particulier, l' éthanol-maïs en Amérique du nord.

En gros : plus de maïs en Amérique du nord pour l'éthanol = moins de soya aux États-Unis = plus d'importation de soya du Brésil = plus de déforestation au Brésil = plus d'émissions de gaz à effet de serre.

La destruction des forêts tropicales engendre près d'un cinquième des émissions de gaz à effet de serre, occupant ainsi la deuxième position après le secteur énergétique. 75 % des émissions du Brésil proviennent de la déforestation, ce qui en fait le quatrième plus gros émetteur de gaz à effet de serre dans le monde.

Pour visionner le vidéo de Greenpeace sur nos 10 ans de camapgne en Amazonie, cliquez ici (anglais seulement)