La Chine : Centre
d'origine du soya
La Chine est le centre d'origine et de diversité du soya. On y
retrouve plus de 6000 variétés sauvages de soya (plus de 90 pour
cent du total mondial) et sa culture remonte à plus de 5000 ans.
Bien que la Chine ne permette pas la culture commerciale du soya
OGM et qu'elle ait décidé d'interdire le soya OGM dans le nord-est
du pays, la principale région de culture du soya, la contamination
par les importations représente un risque important pour la
diversité du soya en Chine.
Greenpeace célèbre 10 ans de
camapgne en Amazonie!
L'utilisation accrue de soya OGM en Amazonie intensifie les
pires aspects de l'agriculture intensive et met en danger à la fois
l'intégrité de l'approvisionnement en soya non-OGM brésilien et la
biodiversité de l'Amazonie. Là où le soya OGM est cultivé, le
nombre d'applications et la quantité d'herbicides utilisée
augmentent. Il faut aussi s'attendre à ce que l'utilisation
d'herbicides augmente au fur et à mesure que la résistance des
mauvaises herbes au Roundup augmente, comme cela s'est
produit en Argentine et aux États-Unis.
En 2006, Greenpeace a dénoncé l'extension insoutenable de la
culture du soya en Amazonie, la plus grande forêt tropicale humide
du monde. Le soya est cultivé en Amazonie pour répondre à la
demande de fourrage émanant d'Europe et de Chine, une demande qui
ne cesse d'augmenter. Après avoir associé les multinationales qui
utilisent le soya à la destruction de la forêt amazonienne, nous
sommes parvenus à convaincre les producteurs d'aliments, les
supermarchés, les chaînes de fast-food et d'autres ONG d'œuvrer
pour le changement.
Mis sous pression, les grands
négociants de soya du Brésil ont annoncé un moratoire pour le
commerce du soya cultivé sur un territoire récemment déboisé en
Amazonie. La suspension a pris effet en juillet 2006 et a été
prolongée d'un an en juin 2008.
Le rapport de Greenpeace International
Eating up the Amazon explique comment les poulets
de la chaîne de fast-food McDonald's étaient nourris avec du soya
cultivé sur un territoire récemment déboisé. A l'issue d'une
campagne mondiale, des milliers de sympathisants ont écrit au
quartier général européen de McDonald's en demandant de mettre un
terme à cette situation. Non seulement McDonald's a accepté, mais
l'entreprise a décidé de collaborer avec nous et d'autres grands
distributeurs alimentaires pour endiguer la déforestation de
l'Amazonie brésilienne.
La suspension temporaire de la production de soya permet
d'établir le cadre environnemental, économique et politique
nécessaire pour que la culture du soja ne contribue plus à la
destruction de la forêt amazonienne. Nous continuerons à exercer
une pression sur les industries impliquées dans la culture et le
commerce du soya, afin que le moratoire soit maintenu et que
d'autres mesures soient prises pour protéger la forêt.
Agrocarburants,
déforestation et gaz à effet de serre...
Une
nouvelle étude scientifique vient confirmer les craintes
de Greenpeace concernant l'augmentation de la déforestation dans
les pays tropicaux comme le Brésil à cause des pressions sur les
terres générées par les agrocarburants et en particulier, l'
éthanol-maïs en Amérique du nord.
En gros : plus de maïs en Amérique du nord pour l'éthanol =
moins de soya aux États-Unis = plus d'importation de soya du Brésil
= plus de déforestation au Brésil = plus d'émissions de gaz à effet
de serre.
La destruction des forêts tropicales engendre près d'un
cinquième des émissions de gaz à effet de serre, occupant ainsi la
deuxième position après le secteur énergétique. 75 % des émissions
du Brésil proviennent de la déforestation, ce qui en fait le
quatrième plus gros émetteur de gaz à effet de serre dans le
monde.
Pour visionner le vidéo de Greenpeace sur nos 10 ans
de camapgne en Amazonie, cliquez ici (anglais
seulement)