Page - 13 janvier, 2007
L’agriculture résulte de processus biologiques complexes qui nécessitent, en priorité, la préservation de la biodiversité pour assurer la pérennité biologique, de même que l’équité et la justesse dans la distribution.
La Convention sur la biodiversité, ratifiée par 188 pays à ce
jour, le reconnaît. Ses objectifs « sont la conservation de la
diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le
partage juste et équitable des avantages découlant de
l'exploitation des ressources génétiques, notamment grâce à un
accès satisfaisant aux ressources génétiques et à un transfert
approprié des techniques pertinentes, compte tenu de tous les
droits sur ces ressources et aux techniques, et grâce à un
financement adéquat ». (Art 1 )
La dissémination d'OGM dans notre environnement génère des
dangers et des risques potentiels pour notre environnement, pour
l'agriculture et pour la santé humaine. C'est pourquoi la
communauté internationale a adopté en 2000 le Protocole de
Cartagena sur la biosécurité. Ainsi, l'Article 1 du protocole
établit clairement son objectif soit d'« assurer un degré adéquat
de protection pour le transfert, la manipulation et l'utilisation
sans danger des organismes vivants modifiés résultant de la
biotechnologie moderne qui peuvent avoir des effets défavorables
sur la conservation et l'utilisation durable de la diversité
biologique ». Le tout, conformément à l'approche de précaution
consacrée par le Principe 15 de la déclaration de Rio sur
l'environnement et le développement.