Malgré certains efforts, la dissémination d’OGM dans l’environnement s’accélère considérablement.
La vision du profit à court terme de quelques grandes entreprises industrielles comme Monsanto, qui totalise 90 % de toutes les surfaces agricoles cultivant des OGM dans le monde, y est pour beaucoup. L’appui du Canada et des États-Unis aux OGM également.
Le 1er juin 2005, Greenpeace et GeneWatch UK ont lancé la première banque de données en ligne pour répertorier tous les cas illégaux de contamination génétique recensés à travers le monde. Depuis dix ans, les OGM ont contaminé l’alimentation humaine et animale et les semences dans le monde. 62 incidents de contamination génétique non identifiée ou illégale ont été répertoriés et confirmés dans 27 pays sur 5 continents.
Voici un résumé des faits :
- C’est aux États-Unis que l’on retrouve le plus grand nombre de cas de contamination (11 cas).
- La contamination génétique provenant du maïs « Starlink » a été
observée dans 7 pays : États-Unis, Canada, Égypte, Bolivie, Nicaragua,
Japon, Corée du Sud.
- Les disséminations illégales d’OGM dans l’environnement ou dans la
chaîne alimentaire ont eu lieu en Inde (coton), au Brésil (coton et
soja), en Chine (riz), en Thaïlande (coton et papaye), en Croatie
(maïs) et en Allemagne (papaye).
- 6 cas d’effets négatifs de ce type d’agriculture ont été répertoriés,
comme la déformation des capsules de coton et l’émergence d’une
tolérance des « mauvaises herbes » aux herbicides.