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Engager l’agriculture plus à fond dans la mondialisation des marchés n’est pas la seule avenue possible. À l’échelle mondiale, seule une petite fraction d’agriculteurs participe au commerce international.

La plupart des habitants de la Terre ont un accès direct à des produits et aliments locaux, loin des grands marchés. Il vaut mieux renforcer ces réseaux locaux de production agricole plutôt que de les remplacer par un marché global qui nourrira surtout les mieux nantis.

Le Québec, dont l’agriculture est largement orientée vers la production de marché, doit donc repenser ses politiques. D’autant plus que les multinationales des OGM exercent un contrôle sur les agriculteurs et sur l’agriculture d’ici et d’ailleurs. L’agriculture durable exige de la vision, des objectifs fondamentaux clairs et un grand sens commun. L’occasion est belle pour le Québec de tracer la voie.