La culture des OGM sur des millions d'hectares de terres et leur
introduction dans la chaîne alimentaire est une expérience génétique à
grande échelle. Puisque les OGM sont en mesure de se reproduire, ils
sont en fait une forme de pollution génétique vivante, et posent des
risques environnementaux imprévisibles et possiblement irréversibles.
Parce que nous en savons si peu sur la façon dont ces organismes
nouveaux se comporteront dans l'environnement, et parce que ces
organismes vivants sont en mesure de se reproduire et de se propager,
les effets négatifs potentiels des OGM pourraient ne devenir apparents
que lorsqu'il sera trop tard.
Le
plus grand danger que posent les cultures transgéniques pour
l'environnement est la perte de la biodiversité. La nature et les
techniques de reproduction traditionnelles ont permis de créer une
diversité incroyable de cultures. La diversité génétique est critique
pour assurer la création future de cultures résistantes à de nouveaux
organismes nuisibles, aux maladies ainsi qu'aux changements des
conditions climatiques et environnementales. Pour ces raisons, la
diversité est essentielle pour la sécurité alimentaire mondiale. Les
semences transgéniques ont déjà commencé à contaminer les champs
non-OGM, mettant ainsi à risque la diversité des cultures partout dans
le monde.
À titre d'exemple, la contamination du maïs au Mexique est
très bien documentée dans un
rapport de la Commission de coopération environnementale de l'ALÉNA (Accord du libre-échange nord-américain). Il existe plusieurs autres cas de
contamination génétique
dans le monde. De plus, s'il devait y avoir fécondation croisée entre
des plantes transgéniques résistantes aux herbicides et certaines
mauvaises herbes, il pourrait en résulter de mauvaises herbes
résistantes aux herbicides.