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Action de Greenpeace dans un champs de maïs transgénique en Espagne.

Action de Greenpeace dans un champs de maïs transgénique en Espagne.

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1. Perte de biodiversité

Le plus grand danger que pose l’introduction de cultures OGM dans l’environnement est la perte de la biodiversité. La nature et les techniques de reproduction traditionnelles ont permis de créer une diversité incroyable de cultures, toutes essentielles afin d’assurer la création future de d’autres cultures résistantes à de nouveaux organismes nuisibles, aux maladies ainsi qu'aux changements climatiques et environnementaux. Cette diversité est essentielle à la sécurité alimentaire mondiale.

Les semences OGM ont déjà commencé à contaminer les champs non-OGM, mettant ainsi à risque la diversité des cultures partout dans le monde. Les cultures génétiquement modifiées perpétuent la pratique de la monoculture et favorisent l'accroissement de la dépendance envers les produits chimiques et à la réduction de la biodiversité.  Pour en savoir plus sur la perte de biodiversité 

 

2. Contamination génétique

Les plantes OGM contiennent des gènes d'espèces étrangères. Ces gènes peuvent provenir de bactéries, de virus, d'autres plantes et même d'animaux. Ces gènes étrangers peuvent être transmis à d'autres organismes et il en résulte ce qu’on appelle la contamination ou pollution génétique.

Contrairement à d'autres formes de pollution, la pollution génétique est bel et bien vivante et peut se propager lorsque les plantes et micro-organismes parviennent à maturité et se reproduisent. C'est la raison pour laquelle la dissémination des OGM ne peut être contenue à son habitat original. Cette pollution génétique d'un type très précis met en péril la diversité des cultures de la planète.  De plus, s'il devait y avoir fécondation croisée entre des plantes OGM résistantes aux herbicides et certaines mauvaises herbes, il pourrait en résulter de mauvaises herbes résistantes aux herbicides. Pour en savoir plus sur la contamination génétique

L’exemple du Mexique - À titre d'exemple, au Mexique – l'un des centres d'origine et de diversité du maïs — les variétés de maïs sauvages sont en danger. La contamination du maïs au Mexique est très bien documentée dans un rapport de la Commission de coopération environnementale de l'ALÉNA (Accord du libre-échange nord-américain). Il existe plusieurs autres cas de contamination génétique dans le monde.

3. Super mauvaises herbes

Par reproduction croisée, des cultures génétiquement modifiées sont capables de se disséminer dans la nature. On obtient ainsi des super mauvaises herbes qu'on aura bien du mal à contrôler. Déjà, une variété de canola génétiquement modifiée, cultivée sur une ferme de l'Alberta, est résistante à trois types d'herbicides. D'où la nécessité d'utiliser des produits chimiques encore plus toxiques pour maîtriser ces super mauvaises herbes. Pour en savoir plus sur les super mauvaises herbes

4. Résistance des insectes aux pesticides

Les plantes OGM qui produisent un insecticide comme le maïs Bt contribuent à l'adaptation éventuelle de des insectes-ravageurs, ce qui nécessite alors l'arrosage avec des pesticides encore plus puissants pour s'en débarasser. Pour en savoir plus sur les impacts sur les insectes

Exemple plus récent du maïs OGM SmartStax

5. Menace pour l'agriculture biologique

Depuis des années, les agriculteurs biologiques utilisent le Bt (Bacillus thuringiensis ), une bactérie qu'on trouve à l'état naturel dans le sol. Il y a quelques années, les compagnies de biotechnologie ont prélevé un gène de la bactérie pour l'insérer directement dans les semences. Cet usage intempestif du Bt va rendre les ravageurs ciblés plus résistants, de sorte que le Bt naturel, arme suprême des agriculteurs biologiques, va devenir inutile et il faudra alors trouver un autre produit naturel jouant le même rôle.

De plus, la contamination des cultures biologiques résultant de la pollinisation croisée avec les plantes transgéniques risque de compromettre la certification des produits biologiques.

6. Les semences Terminator : La stérilité programée!

Les semences Terminator - aussi connues sous le nom de GURTS (Genetic Use Restriction Technologies, ou Technologie de restriction de l’utilisation des ressources génétiques) – sont un exemple classique des technologies d'ingénierie génétique qui produisent des semences dont les fruits sont stériles.

Cela empêche les cultivateurs de replanter les graines provenant de leur propre récolte, car ces nouvelles semences pourrissent en terre sans produire de nouveaux plants. Si cette technologie devait être utilisée pour les cultures telles que le soya, le blé, le canola et le coton, les cultivateurs seraient obligés de racheter de nouvelles semences tous les ans des mêmes compagnies.

La technologie Terminator a été rejetée de tous en raison du danger qu'elle représente pour la sécurité alimentaire des 1,4 milliards de personnes dans le monde dont la survie dépend des semences de ferme.

Il y a actuellement un moratoire à l'échelle mondiale sur la technologie Terminator. Greenpeace demande aux gouvernements de toutes les nations de bannir À JAMAIS la technologie Terminator. Le Brésil et l'Inde l'ont déjà bannie. Il est maintenant temps pour le Canada – un des principaux promoteurs des semences Terminator – de bannir cette technologie dangereuse une fois pour tout. Pour en savoir davantage sur la technologie Terminator.