Page - 31 octobre, 2007
Une superficie de 4,3 millions d’hectares de forêt boréale recouvre les sables bitumineux, et elle est soumise à la coupe à blanc pour que les sociétés pétrolières puissent avoir accès aux sables sous-jacents. On a décrit la forêt boréale comme constituant les poumons de notre planète; or, l’exploitation des sables bitumineux menace de détruire, dans cette forêt, une zone aussi grande que la Floride.
L'extraction minière des sables bitumineux implique la destruction de la forêt boréale sur de vastes superficies.
La forêt boréale est un écosystème extrêmement complexe qui
compte une énorme variété de plantes et d'animaux, dont l'ours
grizzli, le carcajou, le caribou des bois et plus d'un milliard
d'oiseaux. Elle représente plus de 25 % de toutes les forêts
anciennes restantes sur la planète et elle est une source d'eau
propre pour des millions de Canadiens. La forêt boréale abrite des
centaines de collectivités des Premières Nations qui dépendent
d'elle pour leur nourriture, leurs emplois et leurs pratiques
traditionnelles. Bon nombre des zones actuellement exploitées dans
cette forêt font l'objet de litiges liés aux revendications
territoriales.
La forêt boréale a aussi une valeur particulière en tant que
puits de carbone : ses arbres et ses sols en séquestrent plus de 47
milliards de tonnes. Lorsque des parties de la forêt sont coupées à
blanc et les sols sont perturbés par la machinerie lourde, le
carbone séquestré est libéré dans l'atmosphère, ce qui contribue à
aggraver le réchauffement de la planète. Malheureusement,
l'exploitation non durable, notamment celle des sables bitumineux,
impose un lourd tribut à la forêt boréale. Par exemple, les
populations de caribous des bois, espèce menacée de disparition,
ont fortement diminué en Alberta à cause de la perte d'habitats
dans la forêt boréale.