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« La protection de la forêt boréale revêt une importance mondiale. Tout comme la forêt tropicale en Amazonie, la forêt boréale est dorénavant perçue comme un symbole de biodiversité sur la scène internationale », lance Mélissa Filion, responsable de la campagne forêt boréale de Greenpeace.
Abitibi-Consolidated est le plus important fournisseur de papier journal des maisons d’édition hollandaises PCM, Wegener et Telegraaf Media Groep. Ces clients achètent annuellement près de 26 000 tonnes de papier journal à Abitibi-Consolidated. Près de 90 % des fibres utilisées pour la fabrication de ce papier est de la fibre vierge.
Des activistes ont peint un message sur la coque du Finnwood, un navire marchand de 70 mètres de long, appelant le gouvernement hollandais à s’assurer qu’aucun produit importé dans ce pays ne provient de forêts intactes.
Greenpeace profite de cette action non violente, en Europe, pour sensibiliser de nouveau les clients internationaux d’Abitibi-Consolidated au manque de protection de la forêt boréale. Cette action est également l’occasion pour Greenpeace de préciser sa démarche auprès des clients des compagnies qu’elle cible, précisions qui ont été apportées, le 9 octobre dernier à Alma, au cours d’une assemblée extraordinaire de la Fédération des travailleurs du papier et de la forêt (FTPF-CSN). En effet, devant 140 travailleurs et représentants syndicaux, Greenpeace avait fait savoir qu’elle « ne demande pas aux clients de cesser d’acheter des produits forestiers du Québec dès demain matin, mais demande plutôt à ceux-ci de communiquer leur préférence pour des produits fabriqués dans le respect de l’environnement et demande à leur fournisseur qu’ils adhèrent à la certification FSC et collaborent à la création d’un réseau d’aires protégées ». Greenpeace affirme également qu’elle « demande aux clients de songer à cesser temporairement leurs contrats valant plusieurs millions de dollars si Abitibi-Consolidated ne saisit pas cette occasion de changer ces pratiques ».
Abitibi-Consolidated détient des droits d’exploitation sur environ 16,8 millions d’hectares de forêts au Canada, une superficie légèrement plus grande que le Népal ou la Tunisie. Cette compagnie forestière est également responsable de la coupe des dernières forêts intactes du Québec et de l’Ontario. Une analyse réalisée par Global Forest Watch Canada révèle que près de 76 % des territoires forestiers sous aménagement d’Abitibi-Consolidated ont été fragmentés ou dégradés.
Greenpeace demande à Abitibi-Consolidated – qui produit également du bois d’œuvre – de mettre en réserve ses droits de coupe en forêt intacte, le temps que l’on se dote d’un véritable réseau d’aires protégées et de commencer à pratiquer dès maintenant une foresterie durable. Greenpeace entend continuer de mobiliser clients et actionnaires de cette compagnie forestière d’ici à ce que celle-ci change ses pratiques.
Images disponibles sur gallery.greenpeace.ca à compter de 6 heures le 13 octobre 2007
Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques, Greenpeace – 514-212-5749
Mélissa Filion, Campagne Forêt boréale, Greenpeace – 514-581-8216
20 août 2007
12 avril 2007