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Monréal, Canada — La création de 8,12 % d’aires protégées annoncée aujourd’hui par Québec est une bonne nouvelle. Promise originellement pour 2005, l’atteinte de l’objectif ne garantit en aucun cas la protection de la forêt boréale.

Si la mesure permet d’entamer un processus de rattraper face à la moyenne mondiale évaluée à 12 %, la nouvelle ne s’attaque pas au cœur du problème. « Au Québec, la véritable urgence est de protéger les forêts boréales commerciales », signale Mélissa Fillion, responsable de la campagne Forêt de Greenpeace. « L’annonce d’aujourd’hui ne permet pas d’empêcher la dilapidation des forêts intactes », déplore-t-elle.

Pour Greenpeace, une piste de solution est de définir ce qui doit être protégé avant de réallouer l’ensemble de la ressource productive à l’exploitation. À l’heure actuelle, le régime forestier permet l’inverse, une méthode qui a largement démontré son inefficacité puisque seulement 5 % à 6 % d’aires sont protégées en zones commerciales au Québec.

Par ailleurs, Greenpeace exige que Jean Charest tienne ses promesses électorales et protège 50 % du territoire du plan Nord. Il sera essentiel qu’une proportion importante du territoire du plan nord entre le 49e et le 52e parallèle soit conservée. « Sans quoi Jean Charest n’aura détourné son regard vers le Nord qu’afin de pouvoir poursuivre la liquidation des dernières forêts intactes plus au sud », conclut Filion.

Québec aura l’occasion de redresser la situation avec l’adoption du Livre blanc sur la forêt, prévu pour les prochaines semaines.

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Pour plus d’informations :
Mélissa Filion, Responsable de la campagne forêt boréale, 514-581-8216
Catherine Vézina, Communications, 514-212-5749