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« Le gouvernement semble avoir compris l’importance de créer des aires protégées », lance Mélissa Filion, responsable de la campagne Forêt boréale de Greenpeace. « Seulement, le besoin demeure urgent de protéger de grandes superficies de forêts intactes. Plus cette superficie est grande, plus la biodiversité est favorisée et mieux on résiste aux perturbations naturelles et aux effets des changements climatiques. Cela maintient également l’habitat d’espèces vulnérables tel le caribou forestier et facilite la migration des espèces ».
Greenpeace estime que les annonces de création d’aires protégées devront se succéder dans les prochains mois. « Il ne faut pas oublier que nous sommes en mode de rattrapage et que cet effort de protection de 1% ne nous permet toujours pas de nous distinguer sur la scène internationale », poursuit Mélissa Filion.
Greenpeace se réjouit du fait que le gouvernement se montre de plus en plus préoccupé par l’état des forêts intactes et par la lutte aux changements climatiques puisque, comme il l’écrit dans son communiqué, « les forêts et les sols qui s’y trouvent constituent d’immenses réservoirs de carbone, notamment en forêt boréale ».
Par ailleurs, Greenpeace reproche au gouvernement du Québec de faire dans son communiqué de presse de la comptabilité créative. Le gouvernement affirme que « le Québec se place au 2ième rang des provinces canadiennes en terme de superficie puisque la superficie totale des aires protégées dépasse aujourd’hui 100 000 km2 ». Si en chiffres absolus, cette situation s’avère juste, le Québec traîne de la patte en terme de pourcentage d’aires protégées par rapport aux autres provinces. À titre d’exemple, la Colombie-Britannique protège 14% de son territoire, l’Ontario en protège 12% et les États-Unis 15,8.
Alors qu’approche l’avant-projet de Loi qui devrait donner une bonne idée de la prochaine grande politique forestière du Québec, Greenpeace presse maintenant le gouvernement du Québec de préciser ses objectifs de protection en ce qui a trait aux aires protégées. « Il importe que Québec définisse ce qui doit être protégé en forêt boréale avant de décider de réallouer l’ensemble de la forêt productive à l’exploitation. Sans quoi la dilapidation des forêts pourra se poursuivre à un rythme démesuré, alors que la protection sera refrénée », conclut Mélissa Filion.
Pour plus de renseignements :
Mélissa Filion, Forêt boréale, Greenpeace : 514-581-8216
Jocelyn Desjardins, Relations publiques, Greenpeace : 514-212-5749