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Rapport sur les principaux responsables du pillage d'une des dernières forêts anciennes du monde
AgrandirWal-Mart, BestBuy, Rona, Sears, Toys "R" Us, Coles/Indigo, Harlequin Books, Time inc., Penguin Books US, Waz Essen et Office Max font entre autres partie des entreprises qui achètent du bois ou de la pâte à papier à des compagnies ayant de mauvaises pratiques forestières telles qu’Abitibi-Consolidated, Bowater, Kruger, ou encore SFK Pâte, une importante papetière. Livres, revues, dépliants publicitaires, journaux et bois d’œuvre sont donc fabriqués à partir d’arbres coupés dans les dernières zones de forêts intactes du Québec et de l’Ontario, affirme Greenpeace dans ce rapport intitulé Destruction en chaîne : Rapport sur les principaux responsables du pillage de la forêt boréale.
Les résultats de cette enquête approfondie sont présentés ce matin, à Montréal, à la presse nationale et internationale. « Aujourd’hui, nous identifions publiquement les clients des compagnies forestières récalcitrantes », affirme Mélissa Filion, responsable de la campagne Forêt boréale de Greenpeace. « Ces compagnies forestières et leurs clients conduisent à la destruction des derniers massifs intacts de la forêt boréale du Québec et de l’Ontario, l’une des dernières forêts anciennes du monde ».
Grâce à ce rapport, Greenpeace presse les marchés internationaux à agir en faveur de la protection de la forêt boréale. L’accent doit particulièrement être mis sur la forêt boréale du Québec et de l’Ontario où, respectivement, moins de 5 % et 9 % de la forêt est protégée contre le développement industriel. Greenpeace demande donc à Abitibi-Consolidated, Bowater, Kruger de collaborer à mettre en réserve des territoires de haute valeur de conservation. Les gouvernements du Québec et de l’Ontario sont également passablement écorchés pour avoir manqué à leurs devoirs de gérer la forêt dans l’intérêt public.
On y apprend également que plus de 68 % des territoires sous droits de coupe de ces compagnies forestières sont coupés ou fragmentés – une superficie équivalant à 200 000 km2, soit 545 fois la superficie de Montréal et trois fois et demie la taille de la Nouvelle-Écosse. Enfin, Greenpeace s’en prend également aux très durs et interminables conflits entre les Premières nations et ces compagnies forestières.
Plus de 41,9 milliards de $ de produits forestiers sont exportés chaque année, la majeure partie provenant des pratiques destructrices de ces compagnies dans la forêt boréale du Québec et de l’Ontario. « Nous demandons aux clients commerciaux de ces quatre compagnies de suspendre temporairement leurs contrats faramineux, le temps que ces entreprises récalcitrantes prennent des mesures concrètes sur le terrain pour protéger la forêt », ajoute Mélissa Filion. « Nous appelons les marchés internationaux à tout faire pour contribuer à changer la situation au Québec et en Ontario ».
La publication de ce rapport survient près de trois semaines après que trois activistes de Greenpeace aient suspendu une bannière géante sur l’édifice abritant le siège social d’Abitibi-Consolidated à Montréal. La forêt boréale s’étend sur toute la surface nordique du Canada, de Terre-Neuve jusqu’au Yukon. Elle représente le quart des dernières zones de forêts anciennes du monde et emmagasine47,5 milliards de tonnes de carbone.
Des photographies et images vidéo haute résolution sont disponibles sur demande.
Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques, Greenpeace – 514-212-5749
Mélissa Filion, Campagne Forêt boréale, Greenpeace – 514-581-8216
20 août 2007