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Rapport sur les principaux responsables du pillage d'une des dernières 
forêts anciennes du monde

Rapport sur les principaux responsables du pillage d'une des dernières forêts anciennes du monde

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Montréal, Canada — Une enquête de Greenpeace révèle l’identité de plus de 35 grandes compagnies canadiennes, américaines et européennes qui encouragent la destruction de la forêt boréale du Québec et de l’Ontario afin de fabriquer des produits de consommation courante.

Wal-Mart, BestBuy, Rona, Sears, Toys "R" Us, Coles/Indigo, Harlequin Books, Time inc., Penguin Books  US, Waz Essen et Office Max font entre autres partie des entreprises qui achètent du bois ou  de la pâte à papier à des compagnies ayant de mauvaises pratiques forestières  telles qu’Abitibi-Consolidated, Bowater, Kruger, ou encore SFK Pâte, une importante papetière.  Livres, revues, dépliants publicitaires, journaux et bois d’œuvre sont donc fabriqués à partir  d’arbres coupés dans les dernières zones de forêts intactes du Québec  et de l’Ontario, affirme Greenpeace dans ce rapport intitulé Destruction en chaîne  : Rapport sur les principaux responsables du pillage de la forêt boréale.

Les résultats de cette enquête approfondie sont présentés ce matin, à Montréal, à la  presse nationale et internationale. « Aujourd’hui, nous identifions publiquement les clients  des compagnies forestières récalcitrantes », affirme Mélissa Filion, responsable  de la campagne Forêt boréale de Greenpeace. « Ces compagnies forestières  et leurs clients conduisent à la destruction des derniers massifs intacts de la forêt  boréale du Québec et de l’Ontario, l’une des dernières forêts  anciennes du monde ». 

Grâce à ce rapport, Greenpeace presse les marchés internationaux à agir  en faveur de la protection de la forêt boréale. L’accent doit particulièrement être  mis sur la forêt boréale du Québec et de l’Ontario où, respectivement,  moins de 5 % et 9 % de la forêt est protégée contre le développement industriel.  Greenpeace demande donc à Abitibi-Consolidated, Bowater, Kruger de collaborer à mettre  en réserve des territoires de haute valeur de conservation. Les gouvernements du Québec  et de l’Ontario sont également passablement écorchés pour avoir manqué à leurs  devoirs de gérer la forêt dans l’intérêt public.

On y apprend également que plus de 68 % des territoires sous droits de coupe de ces compagnies  forestières sont coupés ou fragmentés – une superficie équivalant à 200  000 km2, soit 545 fois la superficie de Montréal et trois fois et demie la taille de la Nouvelle-Écosse.  Enfin, Greenpeace s’en prend également aux très durs et interminables conflits  entre les Premières nations et ces compagnies forestières.

Plus de 41,9 milliards de $ de produits forestiers sont exportés chaque année, la majeure  partie provenant des pratiques destructrices de ces compagnies dans la forêt boréale du  Québec et de l’Ontario. « Nous demandons aux clients commerciaux de ces quatre compagnies  de suspendre temporairement leurs contrats faramineux, le temps que ces entreprises récalcitrantes  prennent des mesures concrètes sur le terrain pour protéger la forêt », ajoute  Mélissa Filion. « Nous appelons les marchés internationaux à tout faire  pour contribuer à changer la situation au Québec et en Ontario ».

La publication de ce rapport survient près de trois semaines après que trois activistes  de Greenpeace aient suspendu une bannière géante sur l’édifice abritant  le siège social d’Abitibi-Consolidated à Montréal. La forêt boréale  s’étend sur toute la surface nordique du Canada, de Terre-Neuve jusqu’au Yukon.  Elle représente le quart des dernières zones de forêts anciennes du monde et emmagasine47,5 milliards de tonnes de carbone.

Des photographies et images vidéo haute résolution  sont disponibles sur demande.

Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques, Greenpeace – 514-212-5749
Mélissa Filion, Campagne Forêt boréale, Greenpeace – 514-581-8216

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