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La NAFO est un organisme international mandaté pour gérer la
pêche dans les eaux internationales de l’est du Canada. Cette année
seulement, pas moins de quatre des six espèces gérées par la NAFO ont
dû être protégées par un moratoire parce que la NAFO n’a pas su
empêcher la pêche excessive de ces espèces.
Greenpeace a dépêché le MV Esperanza dans cette région pour
étudier les activités des flottes de bateaux de pêche internationales,
un peu comme elle l’avait fait le mois dernier avec le Rainbow Warrior,
qui s’est rendu examiner le chalutage de fond pratiqué en Australie et
en Nouvelle-Zélande. Malheureusement, le Canada a toujours refusé
d’imposer un moratoire sur le chalutage de fond en haute mer,
prétextant que des organismes comme la NAFO étaient en mesure de régler
eux-mêmes les problèmes.
« Il faut protéger la diversité des écosystèmes en haute mer et
l’industrie de la pêche, affirme Mark Butler du Ecology Action Centre.
Malheureusement, Pêches et Océans Canada fait tout le contraire en
refusant de reconnaître l’immense impact négatif du chalutage de fond,
un procédé qui détruit les écosystèmes, décime les poissons et met en
péril les activités de pêche de tout le Canada atlantique. Les
Canadiens ont de quoi avoir honte de ce gouvernement qui refuse
d’imposer un moratoire. »
Pour le chalutage de fond, on utilise d’immenses filets de près
de 100 mètres de largeur lestés par des poids. Les chaînes ou les
rouleaux attachés à l’avant des filets raclent le fond et endommagent
ou détruisent tout sur leur passage, notamment les coraux fragiles des
mers froides et les colonies d’éponges. De plus, d’importantes
quantités de poissons sont aussi capturés accidentellement dans les
filets, puis rejetés à la mer comme des déchets.