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Avec les 49 recommandations contenues dans un imposant rapport de 250 pages, la CAAAQ propose au gouvernement du Québec un modèle agricole ambitieux, une véritable révolution écologique, l’étiquetage obligatoire des OGM ainsi que la fin d’un monopole syndical.
« Les commissaires de la CAAAQ ont écouté ce que les Québécois avaient à dire », affirme Jocelyn Desjardins, responsable des relations publiques de Greenpeace. « Ils ont sillonné le Québec pendant un an et tenu des audiences publiques dans toutes les régions. Manifestement, ils ont entendu ce que beaucoup de citoyens et d’organisations sont venus leur dire : le statu quo en agriculture ne peut tout simplement plus durer. Le modèle agricole québécois actuel ne tient pas compte de la qualité des sols cultivés et de l’environnement et est, par conséquent, indifférent aux réalités de ceux qui les cultivent et ceux qui en consomment les produits. Rappelons que Greenpeace a déposé trois mémoires à la CAAAQ et fait 36 recommandations en faveur de l’agroécologie, c’est-à-dire de politiques publiques écologiquement responsables en matière d’agriculture.
Selon Greenpeace, le rapport de la CAAAQ est ambitieux à plusieurs titres. « Le modèle agricole industriel et les politiques publiques actuelles génèrent de plus en plus de problèmes environnementaux comme les OGM, les algues bleues, les herbicides, etc. Il est grand temps d’encourager une agriculture plus respectueuse de l’environnement », déclare Éric Darier, responsable de la campagne Agriculture de Greenpeace.
Il appartient désormais à Québec de transformer rapidement les principales recommandations de ce rapport en politiques publiques cohérentes. « La balle est désormais dans le camp du Ministre de l’Agriculture », lance Jocelyn Desjardins. « Le gouvernement doit dire publiquement comment il va mettre en place les recommandations de la CAAAQ et ne doit pas répéter la même erreur qu’avec la Commission Coulombe, en reléguant le rapport aux oubliettes. Il doit s’engager dans un échéancier précis. Nous faisons également appel à tous les partis politiques pour qu’ils se rallient formellement au consensus que la CAAAQ vient d’établir après un an de consultations publiques. L’agriculture et notre alimentation, tel que définis par la CAAAQ, doivent devenir un projet de société et être un des enjeux-clés des prochaines élections au Québec ».
Greenpeace accueille favorablement plusieurs recommandations du rapport, notamment: le soutien à la production biologique (recommandation 13); le soutien au développement des circuits courts de distribution alimentaire (recommandation 16); l'affectation de fonds spéciaux à la recherche sur les effets des organismes génétiquement modifiés sur l’environnement et la santé (recommandation 39). Neuf des 49 recommandations portent sur l’environnement.
Enfin, Greenpeace note que la CAAAQ recommande à Québec l’étiquetage obligatoire des OGM et imite en ce sens une recommandation unanime de la Commission de l’agriculture de l’Assemblée nationale faite juin 2006. « Il serait grand temps que le gouvernement Charest tienne ses promesses de 2003 et mette en place l’étiquetage des OGM, que l’écrasante majorité des Québécois veulent (86%, selon un sondage Léger et Léger), et qui existe déjà dans plus de 40 pays », conclut Eric Darier. Rappelons que Greenpeace avait rendu public, en mars 2007, une étude sur les faibles coûts de l’étiquetage des OGM commandée par Québec et que le gouvernement avait choisi de cacher au grand public.
Greenpeace rendra publique d’ici quelques heures une analyse plus complète et détaillée du rapport de la CAAAQ – www.greenpeace.ca/fr
Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communications / Relations publiques – Greenpeace 514-212-5749
Leila Copti, Communications / Relations publiques – Greenpeace 514-661-6134
05 septembre 2007
06 juin 2007
12 mars 2007