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StarLink, fabriqué par Aventis, est autorisé pour l'alimentation
animale aux États-Unis et interdit au Canada. Néanmoins, en septembre
2000, le StarLink a contaminé la chaîne alimentaire et on a dû retirer
300 produits alimentaires des épiceries aux États-Unis et quatre au
Canada. Le StarLink contient un insecticide qui pourrait causer des
allergies chez l'humain. Le Canada importe 2,5 million tonnes de maïs
américain à chaque année.
« La réaction d'Ottawa, lors d'une contamination génétique
prouvée, est scandaleusement inefficace » constate Dr. Éric Darier. «
Si le Canada appliquait le principe de précaution, cela lui permettrait
de tester les aliments pour vérifier s'ils sont vraiment sécuritaires
avant de les autoriser ».
Dans son analyse des documents fournis par le gouvernement
canadien à propos de la contamination des aliments au StarLink,
Greenpeace note les faits suivants :
· Ce n'est que six mois après la contamination que le gouvernement a
expédié une note à tous les importateurs de semences pour exiger des «
documents convenables » ;
· Il a fallu presque deux mois après la contamination pour que le
gouvernement publie un « document de travail » très vague et général
pour discuter d'une « stratégie et une politique nationale de contrôle
des importations », et il a mis un an pour l'approuver ;
· bien que le gouvernement n'ait testé que 65 échantillons de semences
de maïs (soit un échantillon par 38 000 tonnes de maïs importé), Ottawa
a confirmé que 25 000 tonnes de maïs au Canada ont été contaminés au
StarLink ;
· Environnement Canada « n'a pas établit de programme pour surveiller
l'introduction potentielle du maïs StarLink [dans les écosystèmes] ou
d'autres cultures issues de la biotechnologie » et n'a pas de plan
précis pour en mettre un en place ;
· Santé Canada n'a pas entrepris d'étude pour examiner les effets du
StarLink sur la santé. Il n'est donc pas vraiment surprenant que Santé
Canada n'ait pas trouvé de problèmes de santé associés à la
contamination au StarLink ;
· Bien que la contamination au StarLink ait coûté au minimum 900 000
dollars aux contribuables canadiens, Ottawa n'a pas confirmé que ces
coûts seraient remboursés par Aventis, responsable de la contamination.
« Le Canada n'était pas prêt pour empêcher la contamination au
StarLink, et quant il a enfin réagi de manière timide, c'était trop
tard. Même après le scandale du StarLink, les OGM ne sont toujours pas
testés adéquatement ni étiquetés et continuent d'être dissiminés dans
l'environnement », de conclure Éric Darier.
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