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Lachute, Québec, Canada — Greenpeace affirme que Québec doit s’opposer fermement aux politiques de promotion de l’éthanol-maïs du gouvernement Harper parce qu’elles ne contribueront pas significativement à la lutte aux changements climatiques. De plus, cette politique accélérera des pratiques agricoles nuisibles pour l’environnement et menace considérablement l’approvisionnement alimentaire mondial. Voilà en somme le message que Greenpeace est venu livrer ce matin lors des audiences publiques, à Lachute, de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire (CAAAQ).

Dans son mémoire (1), Greenpeace tire la sonnette d’alarme sur les menaces que représentent pour l’environnement l’engouement que le gouvernement Harper porte à l’éthanol-maïs, qui ne réduira les gaz à effet de serre (GES) que de 0,2 %, alors que le Canada devrait les réduire de 34,6 % pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto.

« Même si Greenpeace est convaincue que la bioénergie peut en théorie jouer un rôle dans la lutte aux changements climatiques, il ne faudrait cependant pas croire que cela représente une solution miracle au problème de l’utilisation non durable de l’énergie », affirme Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec. « Son utilisation doit absolument s’accompagner de mesures politiques et sociales afin de réduire la consommation d’énergie et d’augmenter l’efficacité énergétique. C’est ce qui fait cruellement défaut aux décisions du gouvernement Harper ».

« Nous recommandons au gouvernement du Québec de mettre fin à l’expansion du développement de l’éthanol-maïs pour le remplacer par des biocarburants plus durables et moins dommageables pour l’environnement dans le cadre d’une panoplie élargie de mesures d’efficacité énergétique et l’adhérence stricte aux objectifs de Kyoto », réclame Steven Guilbeault.

Aucune évaluation rigoureuse basée sur le cycle de vie complet n’a été faite par le gouvernement fédéral avant qu’il ne se lance tête baissée dans l’éthanol. « Dans le domaine de l’éthanol-maïs, le gouvernement Harper semble vouloir imiter les politiques de George Bush »,  déclare Éric Darier, responsable de la campagne pour l’agriculture durable de Greenpeace. « Nous exigeons que le gouvernement du Québec adopte des critères permettant d’évaluer les technologies productrices de bioénergies en harmonie avec des critères pour une agriculture écologiquement et socialement durable ».

« Il ne faut pas être dupe : dans le contexte actuel, la politique du governement Harper en faveur de l’éthanol-maïs n’est qu’une subvention déguisée en mesure verte à l’industrie des OGM via les agriculteurs de maïs », affirme Éric Darier.  Rappelons qu’au Québec plus de 50 % du maïs est OGM.

Notes :
(1) Nourrir le monde ou les autos - L’avenir des bioénergies au Québec, Greenpeace, juin 2007, 16 pages. Disponible à www.greenpeace.org/canada/fr

Pour plus amples renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communications, Greenpeace, cell. 514-212-5749
Steven Guilbeault, Responsable de la campagne Énergie et changements climatiques, cell. 514-231-2650
Éric Darier, Responsable de la campagne OGM et agriculture durable, Greenpeace, cell. : 514 605-6497

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