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Alma, Canada — Greenpeace sera aujourd’hui du Forum spécial organisé par la CSN et la Fédération des travailleurs du papier et de la forêt (FTPF–CSN), à l’hôtel Universel d’Alma, afin de faire le point sur la situation de la forêt boréale. Greenpeace est invitée par la centrale syndicale et cette fédération à faire valoir ses préoccupations environnementales et à écouter ce que les travailleurs syndicaux ont à lui dire, à engager le dialogue.

La responsable de la campagne forêt boréale de Greenpeace entend répondre également aux questions des travailleurs de la forêt, alors que le Québec est devant des choix cruciaux en matière de forêt. « Pourquoi arrive-t-on en force au Québec pour protéger la forêt boréale? Pourquoi le fait-on maintenant? Qui vise-t-on vraiment? Qu’est-ce qui d’après nous représente des solutions envisageables? Et, surtout, pourquoi on pense que la protection de la forêt, c’est la protection des emplois? », énumère Mélissa Filion. « Voilà toutes des questions auxquelles nous souhaitons apporter une réponse ».

Greenpeace est d’autant plus heureuse de se présenter devant les travailleurs que le président du CIFQ lui avait lancé le défi, en juillet dernier, de rencontrer les travailleurs avec lui. « Les travailleurs sont des acteurs très importants de la gestion forestière au Québec », lance Mélissa Filion. « Il est à déplorer que Guy Chevrette et Claude Béchard trouvent, aujourd’hui, d’autres priorités que celle de rencontrer les travailleurs du Québec. Et je ne parle même pas du président d’Abitibi-Consolidated, M. John Weaver ».

Rappelons que près de 10 000 emplois ont été perdus dans les dernières années dans le secteur forestier québécois et que le Québec compte plus de 200 communautés forestières mono-industrielles.

Greenpeace rappelle également que l’importante crise forestière peut s’expliquer en partie par la surexploitation de la forêt. C’est une des conclusions d’un rapport indépendant qui explore les facteurs invoqués lors des crises, passées et actuelles, dans l’industrie forestière au Québec. Rédigé par Hugo Asselin, chercheur à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, ce rapport fait la lumière sur les causes réelles de la crise qui sévit à l’heure actuelle dans le secteur forestier québécois et qui a eu pour conséquence de nombreuses pertes d’emplois. Les conclusions de ce rapport sont fermes : les « contraintes environnementales » ne sont pas la cause des crises forestières. En fait, pour sortir de la présente crise l’environnement doit absolument être pris en compte, peut-on lire dans ce rapport.

Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques, Greenpeace – 514-212-5749
Mélissa Filion, Campagne Forêt boréale, Greenpeace – 514-581-8216

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