Skip navigation.
Pour une agriculture écologiquement et socialement durable au Québec 
... et donc sans OGM - Couverture du rapport

Pour une agriculture écologiquement et socialement durable au Québec ... et donc sans OGM - Couverture du rapport

Agrandir

Montréal, Canada — Greenpeace exhorte le gouvernement du Québec à abandonner son approche de gestion de crise en agriculture et à prendre le plus rapidement possible le virage de l’agroécologie. C’est ce qui ressort de la présentation du mémoire de cet organisme aux audiences nationales de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Québec (CAAAQ), dans lequel Greenpeace suggère 24 recommandations structurantes pour l’avenir de l’agriculture au Québec.

Selon Greenpeace, la prolifération des algues bleues et des cyanobactéries, la culture d’OGM, l’utilisation de pesticides et d’herbicides, l’épandage de lisier de porc, la production d’éthanol au maïs ainsi que la malbouffe sont symptomatiques de pratiques et de politiques agricoles et agroalimentaires non durables.

« Les gouvernements encouragent depuis 40 ans l’industrialisation et la concentration de l’agriculture et les crises se succèdent et s’amplifient. Les contribuables et l’environnement payent chaque fois les pots cassés, sans que soit résolu à la source la cause des problèmes. Le Ministère de l’Environnement tente parfois de mettre en place des pratiques agricoles moins dommageables pour l’environnement afin de résoudre des problèmes engendrés par les politiques d’autres ministères comme celui de l’agriculture... Bref, l’agriculture est dans une impasse » constate Steven Guilbeault, directeur de Greenpeace au Québec.

Greenpeace préconise l’adoption par le gouvernement du Québec de sept critères pour une gouvernance basée sur l’agroécologie, qui inclut notamment la protection et la restauration des écosystèmes agricoles et de la biodiversité, la réduction de la consommation d’énergie et d’eau, des déchets et des risques pour la santé humaine et l’environnement, et la promotion de la consommation durable d’une nourriture saine, naturelle et locale.

« Le Québec doit cesser de subventionner et d’encourager les pratiques agricoles qui ne sont pas écologiquement durables comme les OGM et les pesticides et transférer les ressources vers les alternatives plus prometteuses comme l’agriculture biologique », réclame Éric Darier, responsable de la campagne Agriculture chez Greenpeace.

En terme concret, Greenpeace demande que le Québec adopte des objectifs ambitieux, par exemple que 25 % de l’agriculture du Québec soit biologique d’ici 2015 et 50 % d’ici 2025. « Le gouvernement doit apporter son soutien financier à hauteur de 100 % pour les agriculteurs lors de la transition de l’agriculture conventionnelle vers l’agriculture biologique, avance Éric Darier. Si le gouvernement du Québec est sérieux, il faut aussi qu’il abandonne certaines des pratiques actuelles comme les OGM qui sont un obstacle à des pratiques plus écologiques ».

Greenpeace exige également la création d’un « indicateur écologique et social alimentaire » qui serait ajouté à l’étiquetage de tous les aliments et qui permettrait aux consommateurs d’obtenir des informations justes et d’encourager les aliments sains, locaux, sans OGM, sans pesticides, etc.

Les audiences nationales de la CAAAQ se tiennent à Montréal du 4 au 7 septembre 2007. Pour visionner la diffusion en vidéo en direct de la présentation de Greenpeace, visitez le site Internet de la CAAAQ :
www.caaaq.qc.ca/diffusion/diffusion-direct.fr.html.

Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques, Greenpeace – 514-212-5749
Éric Darier, Campagne Agriculture, Greenpeace – 514-605-6497
Steven Guilbeault, Directeur sortant au Québec, Greenpeace – 514-231-2650

Rapports connexes