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Montréal, Canada — Une nouvelle étude scientifique1 indique que le Roundup, l’herbicide qui accompagne la plupart des OGM ou organismes génétiquement modifiés, serait plus dangereux pour les humains que ce que l’industrie a toujours prétendu2.

Pour Greenpeace, cette dernière étude fait suite à d’autres développements récents qui remettent en question l’affirmation qui n’est toujours pas confirmée scientifiquement par les autorités gouvernementales fédérales selon laquelle les OGM seraient sécuritaires.

D’après les scientifiques : «. Les actions délétères du Roundup sont relevées à partir de doses très faibles (le produit vendu en magasin est dilué jusqu’à 10.000 fois) et elles sont confirmées, en particulier au niveau de la perturbation des hormones sexuelles à des doses non toxiques, notamment avec des extraits de placenta frais. Ces doses correspondent aux doses discutées pour être autorisées dans certains OGM tolérants au Roundup aux États-Unis [et au Canada]. Il est mis en évidence que c’est le produit Roundup tel que vendu qui est beaucoup plus toxique que le produit qui est connu et homologué pour être son principe actif, le glyphosate… Ces travaux pourront peut-être permettre de mieux comprendre les problèmes de fausses couches, de naissances prématurées, ou de malformations sexuelles chez les bébés, entre autres de couples d’agriculteurs. »

« Il n’est pas surprenant qu’après 10 ans de commercialisation des OGM, des études commencent à sortir remettant en question les allégations peu-fondées d’innocuité des OGM par le gouvernement fédéral », constate Éric Darier, responsable de la campagne contre les OGM de Greenpeace. Déjà en 2001, la Société royale du Canada avait remis un rapport3 au gouvernement fédéral sur les problèmes évidents des OGM, mais en vain.

Rappelons quelques uns des développement récents qui illustrent l’irresponsabilité du gouvernement fédéral :

•    malgré l’interdiction récente de la luzerne OGM aux États-Unis, le gouvernement canadien persiste dans la commercialisation de cet OGM, pourtant interdite aux Etats-Unis.

•    Le Minisitre de l’agriculture, Chuck Strahl, refuse obstinément d’imposer l’étiquetage obligatoire des OGM au plan fédéral même si l’étiquetage volontaire que le gouvernement a mis en place il y a trois ans n’a produit à ce jour aucune étiquette

•    L’Agence canadienne d’inspection des aliments serait sur le point d’autoriser l’importation de 200 tonnes de semences génétiquement modifiées pour produire des produits vétérinaire (moléculture) alors qu’il n’a pas autorisé la commercialisation de la moléculture au Canada5.

« Voilà pourquoi Greenpeace lance de nouveau un appel au gouvernement du Québec et aux trois partis à l’Assemblée nationale pour qu’ils agissent afin de protéger l’environnement et la santé publique, une responsabilité que le gouvernement fédéral refuse clairement d’assumer », lance Éric Darier. 

Minimalement, le Québec pourrait aller de l’avant avec l’étiquetage obligatoire des OGM, que 86 % des gens au Québec veulent4, ce qui permettrait de mettre en place la traçabilité des OGM.  « Le Québec devrait aller plus loin et prendre des mesures préventives et mettre par exemple en place un régime de responsabilité civile stricte pour que les entreprises, qui vendent des OGM comme Monsanto, soient forcées de payer pour tous les dommages à l’environnement, à la santé humaine et aux agriculteurs que causent les OGM », conclut Éric Darier.


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Notes à l'éditeur

NOTES
(1) L’étude scientifique publié dans Archives of Environmental Contamination and Toxicology, dirigée par le Dr Doerge de la Food and Drug Administration (FDA) aux USA et qui paraîtra dans le numéro de juillet 2007 est disponible à : www.springerlink.com/content/d13171q7k863l446/fulltext.html
(2) « L’herbicide le plus répandu serait dangereux ES pour les humains » Le Devoir 17 mai 2007 p. A5
(3) Société royale du Canada (2001) Élements de précaution : Recommandations pour la réglementation de la biotechnologie alimentaire au Canada. www.rsc.ca
(4) Sondage d’avril 2007 disponible à : http://www.greenpeace.org/canada/fr/actualites/sondage_etiquetageleger_2007
(5) Lettre des ONG sur la moléculture à Stephen Harper qui demeure toujours sans réponse : http://www.greenpeace.org/canada/fr/documents-et-liens/documents/alliance-cibler-integrite-agriculture

Information sur les visuels, vidéos, photos et autres documents

Pour plus de renseignements : Éric Darier, responsable campagne OGM, Greenpeace, 514-605-6497 Jocelyn Desjardins, Communications – Relations publiques, Greenpeace, 514-212-5749