Skip navigation.

En mai 2009, Greenpeace publiait Épuisé, épuisant : le palmarès des supermarchés… et des excuses. Il s’agit du deuxième rapport de Greenpeace en moins d’un an sur les performances – décevantes – des grandes chaînes canadiennes en matière de protection des océans et de sélection de produits de la mer durables.

Pour Greenpeace, les études et les rapports sont des outils précieux dans le cadre de cette campagne pour protéger nos océans. Les océans abritent les écosystèmes les plus diversifiés de notre planète et ils constituent le milieu de vie de près de 90 % des organismes vivants de la Terre, et certains de ces organismes sont essentiels à la survie humaine. L’ONU estime que les poissons et fruits de mer constituent la principale source de protéines pour près d’un milliard de personnes.

Nos océans sont en danger. Les modes de pêche destructeurs et la surpêche mondiale sont les principales menaces qui pèsent sur les écosystèmes marins. Et de nombreux poissons et fruits de mer pêchés de façon non durable sont vendus dans les supermarchés canadiens.

Le rapport Épuisé, épuisant démontre que malgré les progrès effectués par certaines chaînes, la plupart des supermarchés ne sont pas en mesure d’offrir aux consommateurs des produits de la mer pêchés ou élevés en respectant les principes du développement durable. Cela signifie que les grandes chaînes du pays refusent d’assumer leurs responsabilités pour protéger les océans et les poissons de la planète.

Pour établir le classement des supermarchés, Greenpeace a enquêté et s’est rendue dans les supermarchés afin d’évaluer leurs performances en fonction de sept critères :

  • Politique de développement durable pour les achats de poissons et fruits de mer : existence ou non d’une politique, niveau de sévérité
  • Information sur la façon de récolter les produits de la mer : critères utilisés pour exclure les poissons et fruits de mer pêchés ou élevés de façon non écologique
  • Gestes en faveur du développement durable : travail avec les fournisseurs pour trouver des solutions de rechange, appui aux recherches
  • Traçabilité : possibilité de retracer le chemin suivi par les produits du magasin jusqu’au bateau de pêche
  • Étiquetage et information fournie au consommateur : nom scientifique de l’espèce, origine, mode de pêche, produit sauvage ou d’élevage
  • Nombre de produits de la liste rouge vendus en magasin (maximum de 15)
  • Promotion et surveillance : efforts visant à mieux informer les consommateurs sur les enjeux du développement durable en matière de produits de la mer et travail en collaboration avec les intervenants du milieu des pêcheries.

À partir de ces critères, Greenpeace a accordé une note sur 10 à chacune des grandes chaînes de supermarchés du pays :

  • Loblaw 2,4
  • Sobeys 1,1
  • Walmart 1,0
  • Overwaitea 0,9
  • Federated Co-Operatives 0,9
  • Costco 0,7
  • Safeway 0,3
  • Metro 0,1

Les espèces de la Liste rouge vendues dans les supermarchés sont celles qui sont le plus fortement menacées par un risque d’extinction due au commerce.
Les voici :

  • 1. Aiglefin de l’Atlantique
  • 2. Bar du Chili
  • 3. Crevettes tropicales
  • 4. Espadon
  • 5. Flétan de l’Atlantique
  • 6. Flétan du Groenland (turbot)
  • 7. Hoki de Nouvelle-Zélande
  • 8. Hoplostète orange
  • 9. Mactre de l'Arctique
  • 10. Morue de l’Atlantique
  • 11. Pétoncles géants de l'Atlantique
  • 12. Raie (plusieurs espèces)
  • 13. Requin (plusieurs espèces)
  • 14. Saumon de l'Atlantique
  • 15. Thon (albacore, obèse, rouge)

Les principaux critères utilisés par Greenpeace pour établir la Liste rouge sont l’état des stocks, la vulnérabilité des espèces et l’impact sur l’environnement. Pour une analyse plus approfondie de ces critères, voir le document Épuisé, un rapport sur les supermarchés et l’avenir des aliments de la mer, publié par Greenpeace en juin 2008.

Dans le rapport, Greenpeace demandait aux grandes chaînes canadiennes de supermarchés d’assumer leurs responsabilités quant à l’effondrement des stocks de poisson et fruits de mer, et de cesser de vendre les espèces de la Liste rouge.

- 30 -

Pour plus d’informations, veuillez contacter :
Catherine Vézina, Communication/relations publiques, (514) 212-5749
Beth Hunter, Responsable de la campagne Océans, (514) 569-8391