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« La vérité est que les négociations sont rompues parce que le médiateur indépendant qui a été embauché conjointement par les deux parties a lui-même ajourné le dialogue, jugeant que les parties étaient prises devant une impasse » estime Mélissa Filion de Greenpeace. « L’impasse, c’est l’inaction d’AbitibiBowater quant à la protection des forêts intactes. »
Contrairement à ce qu’Abitibowater laisse entendre, Greenpeace avait volontairement cessé ces pressions dans les derniers mois pour laisser place aux discussions. De son côté, pendant plus de dix mois, AbitibiBowater n’a démontré aucune flexibilité à différer les coupes en forêt intacte, ne serait-ce que sur un seul hectare de forêt publique où elle possède des droits de coupe » soutien Mélissa Filion.
Greenpeace tient également à faire le point sur des propos lourds de conséquences de Monsieur Denis Leclerc, Vice-président au développement durable, qui affirme que Greenpeace a demandé à AbitibiBowater de procéder sans se rapporter aux gouvernements. « Une fois les territoires de forêts intactes identifiées, nous aurions pu nous adresser conjointement au gouvernement pour demander une dérogation et protéger temporairement et légalement ces territoires
Quant aux discussions, Greenpeace juge qu’elles pourront reprendre quand AbitibiBowater sera prête à avoir des discussions fructueuses et que la forestière mettra plus d’efforts à chercher des solutions et moins d’énergie à désigner des coupables et à trouver des excuses pour son bilan et son inaction.
« Il est visible qu’AbitibiBowater cherche à régler ses problèmes de relations publiques plutôt que d’agir concrètement en forêt », a pour sa part indiqué Bruce Cox, directeur général de Greenpeace Canada. « Malheureusement, l’inaction lui fera perdre d’autres contrats importants avec des acheteurs de papier et de bois. »
Forte de l’appui d’importants clients d’AbitibiBowater, Greenpeace a entamé des pourparlers avec la forestière pour trouver des mesures raisonnables et justes afin de protéger certaines parties de la forêt boréale gérées par AbitibiBowater. « Bien que Greenpeace préfère le dialogue, nous savons bien que certaines entreprises peuvent intentionnellement traîner les négociations pendant qu’elles poursuivent leurs activités comme si de rien n’était. Le temps est donc venu de reprendre la confrontation ».
Moins de 35 % des territoires forestiers d’AbitibiBowater sont encore intacts. Les forêts intactes constituent des habitats essentiels à la survie d’espèces menacées, comme le caribou forestier, et elles contribuent à atténuer les effets des changements climatiques, car elles stockent plus de carbone que les forêts fragmentées.
Greenpeace continue de faire connaître à d’importants clients européens et nord-américains les craintes que lui inspirent les activités d’exploitation d’AbitibiBowater dans les forêts intactes et l’habitat du caribou des bois qui est une espèce menacée.
Pour plus de renseignements :
Mélissa Filion, responsable de campagne forêt boréale (514) 581-8216