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Montréal, Canada — À l’occasion de l’ouverture de la réunion des Nations Unies sur les changements climatiques à Bali en Indonésie, Greenpeace demande encore une fois au gouvernement de Stephen Harper de respecter les engagements de Kyoto. Il faut que le gouvernement adopte une politique vraiment efficace avec des cibles de réduction d’émissions obligatoires afin de contrer les effets dangereux des changements climatiques au pays et partout dans le monde.

« Le Canada a un grand défi à relever, explique Arthur Sandborn, responsable de la campagne Climat et énergie chez Greenpeace. À l’heure actuelle, le Canada est l’un des pires pays en matière de changements climatiques – il faut qu’il devienne rapidement l’un des meilleurs. Le gouvernement Harper doit arrêter de faire du sabotage en rejetant la responsabilité d’agir sur les pays en développement qui ne produisent qu’une fraction des émissions des gaz à effet de serre (GES) par habitant. »

En ratifiant le Protocole de Kyoto, le Canada a accepté de réduire ses émissions de GES de 6 % par rapport au niveau de 1990 d’ici à la période d’évaluation de 2008-2012. En 2005, ses émissions annuelles étaient 25 % supérieures à celles de 1990, ce qui le classe clairement parmi les moins bons élèves, au 35e rang du groupe des 41 pays industrialisés qui ont accepté des cibles de réduction spécifiques.

« Le Canada est le seul pays signataire de Kyoto qui abandonne ouvertement ses engagements de réduction des émissions, ajoute Sandborn. En refusant de suivre l’exemple du Québec qui a agit pour aller dans la direction des objectifs de Kyoto, Harper ne fait que protéger les industries pétrolières des sables bitumineux en Alberta. ».

Harper et le ministre de l’Environnement, John Baird, ont aussi tenté d’affaiblir le protocole, lors du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et tout récemment encore à la réunion du Commonwealth. Harper a aussi tenté de remplacer Kyoto par le plan des États-Unis et du partenariat Asie-Pacifique, un plan qui fait la promotion des énergies non-renouvelables et ne comprend que des mesures volontaires de réduction des GES.

Greenpeace soutient qu’il est important que les négociations formelles sur les cibles de réduction soient terminées en 2009 et qu’elles mènent à l’imposition de cibles obligatoires pour la seconde période d’engagement de Kyoto, soit de 2013 à 2017. Greenpeace exige que ces cibles s’appliquent à tous les pays, y compris les pays en voie de développement comme la Chine et l’Inde. Certains pays, comme les États-Unis, l’Australie et l’Arabie saoudite, se sont opposés à l’imposition de telles cibles et ils ont tenté de faire dérailler le processus de négociation. Toutefois, la défaite récente du gouvernement Howard en Australie, au profit d’un gouvernement pro-Kyoto, vient de priver l’administration Bush d’un allié de taille.

La rencontre de Bali est la 13e Conférence des 192 pays de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CDP-13), de même que la troisième réunion des 176 pays qui ont ratifié le Protocole, entré en vigueur en février 2005.

Le samedi 8 décembre, des manifestations auront lieu partout dans le monde pour pousser les gouvernements à agir dans le dossier des changements climatiques. Une marche aura lieu à Montréal le samedi 8 décembre à 14h30 au Square Dorchester.

Fiche d'information de Greenpeace : À Bali, le Canada doit respecter Kyoto !

Pour plus d'informations :
Jocelyn Desjardins, Communications/relations publiques : 514-212-5749

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