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Montréal, Canada — Aujourd’hui encore, John Baird a utilisé des arguments aussi fallacieux que dépassés pour tenter de justifier l’inaction de son gouvernement. Au lieu d’user de démagogie et de tenter de créer un climat de peur totalement non fondé, le ministre de l’Environnement devrait plutôt s’attaquer au vrai problème : le climat de la planète.

« M. Baird aura beau imaginer les arguments qu’il voudra, un fait demeure : si nous n’agissons pas maintenant, le coût à payer plus tard sera 20 fois plus élevé, expliquait Joslyn Higginson de Greenpeace. En essayant de diviser ainsi les Canadiens, M. Baird pose un geste à la fois malhonnête et irresponsable. Plus le Canada tardera à respecter ses engagements de Kyoto, plus le danger et les coûts augmenteront. »

Tous les partis d’opposition se sont mis d’accord pour adopter un plan d’action qui permettrait de respecter les objectifs de réduction des gaz à effet de serre du protocole de Kyoto. Mais le gouvernement résiste et présente des contre-arguments irréalistes pour tenter de faire peur aux gens : augmentations radicales du coût des carburants, pertes d’emploi massives, etc.

« M. Baird vit dans le passé, affirmait Higginson On dirait qu’il n’a pas réalisé que nous avons en main toute la technologie nécessaire pour réaliser d’importantes économies d’énergie, et donc de frais d’énergie. De plus, partout dans le monde, les entreprises et les gouvernements réalisent que le développement durable est une source très efficace de création d’emploi. La seule chose qui nous freine actuellement au Canada, c’est le manque de volonté politique. »

Greenpeace craint que les récents propos de M. Baird ne s’inscrivent dans le cadre d’une vaste campagne de propagande anti-Kyoto orchestrée par le gouvernement Harper, dans le but évident d’isoler cet enjeu à l’approche d’une campagne électorale. « En tout cas, ça nous donne une idée supplémentaire de ce que M. Harper a en tête, ajoutait Higginson Nous croyons – et nous l’avons déjà dit à maintes reprises – que le gouvernement a toujours eu l’intention de renier sa signature de Kyoto. Les récentes déclarations de M. Baird semblent malheureusement nous donner raison. 

Nicholas Stern, l’ancien économiste en chef de la Banque Mondiale, estime que si nous tardons à agir, le coût du réchauffement climatique s’élèvera à 20 % du PIB mondial chaque année. Pour le Canada, cela représente une facture annuelle de 240 milliards $. Alors, Greenpeace interroge : qui dit vrai, qui est le plus crédible et qui s’appuie sur la science la plus indépendante et rigoureuse? Nicholas Stern ou… John Baird. Poser la question, c’est y répondre. Le gouvernement canadien doit cesser de se cacher la tête dans le sable : il faut agir maintenant et respecter nos objectifs de Kyoto.

Personnes-ressources :
Joslyn Higginson, campagne contre les changements climatiques, Greenpeace : 416-996-5679 (cellulaire)
Jocelyn Desjardins, responsable des communications, Greenpeace : 514-212-5749 (cellulaire)

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