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« Si on prend en considération les attentes élevées que nous avions, la note obtenue par la CAAAQ est des plus raisonnables », constate Éric Darier, responsable de la campagne Agriculture de Greenpeace. « La CAAAQ a satisfait, dans l’ensemble, à 21 de nos recommandations et a répondu partiellement à 9 recommandations supplémentaires sur les 36 que nous lui avions formulées. Donc, ce n’est pas mal du tout comme bilan! »
Greenpeace note que 9 recommandations sur les 49 que la CAAAQ a formulées traitent directement de l’environnement. « Cela démontre une reconnaissance de l’importance croissante des enjeux environnementaux en agriculture », selon Éric Darier. « De plus, certaines autres recommandations ont également un effet positif potentiel pour l’environnement tel que l’encouragement à l’agriculture biologique, la production de légumes, l’accroissement de la recherche dans deux axes prioritaires (la santé et le respect de l’environnement) et la priorité accordée à l’agriculture de proximité ».
Cependant, Greenpeace remarque quelques omissions et faiblesses dans le rapport de la CAAAQ, notamment :
Selon Greenpeace, « en ce qui a trait aux OGM, la CAAAQ pose un diagnostic généralement correct et fait d’intéressantes recommandations notamment sur l’étiquetage, la traçabilité, l’accroissement de la recherche, des zones sans OGM et l’appui aux recommandations de la Société royale du Canada. Cependant, il semble que la CAAAQ ne va pas jusqu’au bout de sa logique quand elle ne suggère pas une pause, un moratoire sur les OGM ou encore une responsabilité civile stricte, » constate Éric Darier.
« Il appartient désormais au gouvernement du Québec et à tous les partis représentés à l’Assemblée nationale de prendre acte du rapport Pronovost et de le traiter comme une synthèse consensuelle minimale pour le développement de politiques agricoles au Québec au cours des prochaines années », estime Éric Darier. « Le gouvernement et les deux partis doivent dire clairement quelles recommandations ils entendent mettre en place, adopter un échéancier précis ainsi que des ressources adéquates pour arriver à des résultats concrets ».
« Le gouvernement et les partis politiques devront également décider si c’est Monsanto ou les citoyens et les consommateurs qui auront le dernier mot sur les OGM », prétend Éric Darier.
En ce qui a trait à la question de la pluralité syndicale telle que préconisée dans le rapport Pronovost, Greenpeace ne comprend pas la réaction de l’Union des producteurs agricoles en ce qui concerne ce rapport. « C’est un très bon rapport dans l’ensemble, comme le démontre notre évaluation. Si l’UPA risque de perdre un monopole, les agriculteurs y gagnent en pluralité. La pluralité syndicale, c’est comme la biodiversité! C’est meilleur à tout point de vue! », conclut Éric Darier.
Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communications / Relations publiques – Greenpeace 514-212-5749