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« C’est un jour sombre pour les agriculteurs du monde entier »,
affirme Éric Darier, responsable de la campagne OGM pour Greenpeace. «
Il y a des années maintenant que le canola de Monsanto contamine
impunément les champs de l’Ouest canadien; il en est ainsi parce qu’il
n’y a pas moyen de contrer cette pollution génétique. »
Malheureusement, la Cour suprême est d’avis que Monsanto peut
continuer de polluer les champs des agriculteurs et en plus de recevoir
des redevances de ces derniers. « Nous pensons que les agriculteurs
devraient pouvoir continuer de cultiver des champs sans OGM, mais la
Cour a statué qu’il est préférable de donner à Monsanto le privilège
d'être un pollueur-payé », précise Éric Darier.
« Le canola OGM entraîne une contamination génétique
généralisée. Monsanto a lancé sur le marché une culture incontrôlable,
et elle ne se sent même pas responsable envers les agriculteurs ou le
public », s’insurge Éric Darier. La décision de la Cour suprême arrive
au moment où Monsanto fait face à deux échecs cuisants s’étant vue dans
l’obligation de cesser les recherches sur blé OGM et de retirer le
canola OGM en Australie.
Ce jugement ignore la contamination généralisée dont Monsanto
est responsable. Essentiellement, la décision de la Cour suprême est un
revers pour les agriculteurs qui désirent continuer à cultiver des
champs sans OGM. C'est pour cela que Greenpeace demande au premier
ministre Paul Martin d'annoncer immédiatement la mise en place d'un
régime de responsabilité civile stricte pour protéger l'environnement
et les agriculteurs contre les contaminations génétiques causées par
les entreprises comme Monsanto.
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Site internet de la Cour suprême : http://www.scc-csc.gc.ca/
Consultez notre site Internet pour l’historique du cas Percy Schmeiser :
www.greenpeace.ca/f
Pour plus de renseignements :
Éric Darier, Greenpeace : tél. : (514) 933-0021, poste 15 / cell. : (514) 605-6497