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Montréal, Canada — Greenpeace doute que le plan de rétablissement du caribou forestier finalement publié hier puisse assurer la survie de cette espèce menacée emblématique de la forêt boréale. L’organisation est d’avis que le Ministère des Ressources naturelles est en conflits d’intérêts face à son double rôle d’octroyeur des permis de coupe et la mise en oeuvre d’un plan visant à sauver l’espèce.

Greenpeace doute que le plan de rétablissement du caribou forestier finalement publié hier puisse assurer la survie de cette espèce menacée emblématique de la forêt boréale. L’organisation est d’avis que le Ministère des Ressources naturelles est en conflits d’intérêts face à son double rôle d’octroyeur des permis de coupe et la mise en oeuvre d’un plan visant à sauver l’espèce.

« Le plan, dont la publication est retardée depuis quatre ans, ne comporte aucune grande aire protégée en forêt commerciale », s’exclame Nicolas Mainville, nouveau co-responsable de la campagne forêt chez Greenpeace. C’est pourtant là que la menace est la plus immédiate pour les hardes de caribou forestier ».

Greenpeace croit d’ailleurs que le Ministère peut difficilement justifier scientifiquement que des mesures permanentes de conservation soient implantées au Nord de la limite nordique des attributions, mais pas dans la zone commerciale. Pour l’organisation, le Ministère est visiblement en situation de conflit d’intérêt. « Québec à jeté l’éponge et offre maintenant un chèque en blanc aux compagnies forestières pour raser les dernières forêts intactes, celles qui justement, abritent les hardes de caribous les plus menacées », ajoute Melissa Filion de Greenpeace.

L’organisation rappelle que la forêt boréale commerciale contient moins de 5% d’aires protégées et que la taille de ces aires, en plus de leur isolement, ne permet aucunement la survie du caribou. Le caribou est une espèce à grand domaine vital qui a besoin de plusieurs milliers de kilomètres carrés de forêt intacte pour sa survie. La science a déjà démontré que les blocs de protection temporaires de 100 à 250 km2, tels que proposés dans le plan de rétablissement, ne seront pas plus que des îlots d’extinction.

Devant l’absence de mesure crédible du gouvernement pour maintenir les populations de caribou en forêt boréale commerciale, Greenpeace compte se tourner vers les acteurs des marchés internationaux. « Le plan de rétablissement du gouvernement du Québec n’a rien de rassurant pour les clients des compagnies forestières d’ici qui ne veulent pas participer à la disparition d’une espèce vulnérable d’extinction», conclut Mme Filion.

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Pour plus d’informations:
Mélissa Filion, Campagne forêt, Greenpeace, 514-815-8216
Catherine Vézina, Relations de presse, Greenpeace, 514-212-5749