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Commentant l’action menée par Greenpeace sur les sites de Shell en Alberta de la fin de semaine dernière, les médias locaux et nationaux indiquaient qu’Ed Stelmach aurait « fortement critiqué » l’action et « qu’il s’assurerait que le nécessaire soit fait pour que les transgresseurs soient punis autant que la loi le permette ». Le premier ministre de l’Alberta a également annoncé « qu’il travaillait de près avec le Procureur général de la province pour envoyer un message clair en ce sens ». Les réactions d’Ed Stelmach survenaient deux jours avant que le Procureur général déclare des allégations semblables.
Ce matin, lors de la conférence de presse tenue par Greenpeace, Brian Beresh, l’avocat principal principal du cabinet Beresh Cunningham qui pratique le droit depuis plus de 30 ans, a dit que les propos tenus par Ed Stelmach tendent à criminaliser le mouvement écologique pacifique et soulèvent des questions de droit constitutionnel, d’interférence politique, de liberté d’expression, et de capacité des activistes à obtenir des procès équitables en Alberta. Les propos d’Ed Stelmach dérangent particulièrement, car ils surviennent au moment où 16 activistes sont inculpés suite à leur participation à l’action contre Shell.
« Je ne vois pas pourquoi le gouvernement traite mes clients comme des criminels alors qu’ils exercent simplement leur droit de parole dans une société libre et démocratique », a affirmé Me Beresh. En outre, « M. Stelmach suggère de se servir de la loi au profit de certaines personnes. Une telle allégation montre bien que le premier ministre de l’Alberta ignore les limites de son pouvoir et que notre système de justice ne peut subir des interférences ou se voir manipulé pour des raisons politiques. »
Au total, 37 activistes ont été arrêtés lors des trois dernières semaines alors qu’ils prenaient part à des actions de désobéissance civile non violentes visant à dénoncer les crimes humains et écologiques de l’industrie des sables bitumineux. Plusieurs avocats de l’Alberta ont critiqué les propos tenus par le ministre Stelmach. « Il s’agit bel et bien d’un cas d’interférence politique, affirme Sanjiv Anand, professeur de droit à l’Université de l’Alberta. Le premier ministre de l’Alberta semble se faire le porte-voix de l’industrie des sables bitumineux. »
« Nous avons tous appris dès la petite école qu’il est essentiel pour notre démocratie de veiller à la séparation entre le politique et le juridique, affirme Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Climat-Énergie. Je suis très fière que tous les activistes aient eu le courage de tenir tête à l’industrie pétrolière. J’espère simplement que le premier ministre et que nos leaders mondiaux feront de même ».
Pour plus d’information :
Catherine Vézina, Communication/Relations publiques, Greenpeace : 514- 212-5749
Virginie Lambert Ferry, Responsable de la campagne Climat-Énergie, Greenpeace : 514-217-5438