La demande d’intervention à l’ambassadeur japonais est l’œuvre du directeur général de Greenpeace, Bruce Cox. Elle est accompagnée d’une pétition signée par des milliers de Canadiens. Greenpeace a également fourni à l’ambassadeur Nishida un dossier sur l’enquête de Sato et Suzuki. « Nous demandons à l’ambassadeur Nishida de faire savoir à son gouvernement que les citoyens du pays appuient le mouvement mondial en faveur de la libération de nos militants, » explique Beth Hunter, coordonnatrice de la campagne Océans de Greenpeace « Cette détention est clairement une manœuvre d’intimidation et nous n’abandonnerons pas tant que les militants seront emprisonnés et tant que justice ne sera pas faite. »
Le 22 juin, la police japonaise a effectué un raid dans les bureaux de Greenpeace au Japon et au domicile des deux militants. Les policiers ont arrêté Junichi Sato et Toru Suzuki à la veille de la réunion de la Commission baleinière internationale au Chili. Au cours de cette réunion internationale, le Japon a menacé de reprendre ses activités de chasse commerciale.
Avant ce raid policier, Sato et Suzuki avaient collaboré avec les policiers japonais en leur donnant des renseignements et en leur fournissant les éléments de preuve de leur enquête, notamment une boîte de viande de baleine, qui démontre qu’une organisation structurée fait la vente illégale de viande de baleine aux frais des contribuables japonais.
À la suite de ce rapport, Greenpeace a demandé au gouvernement japonais de réaliser une enquête complète. Initialement, le ministère public de Tokyo avait affirmé qu’il y avait suffisamment de preuves pour ouvrir une enquête, mais il s’est ravisé après les raids policiers.
« Sato et Suzuki n’ont commis aucun crime, » ajoute Hunter. « Ce sont des individus courageux qui ont dénoncé la vente frauduleuse de viande de baleines et ils doivent être libérés immédiatement. »
L’histoire des deux militants de Tokyo a fait le tour du monde. Depuis le début de leur détention, plus de 170 000 personnes de tous les coins du monde ont envoyé des lettres de protestation au premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, et au ministre des Affaires étrangères, Masahiko Koumura, afin de demander la libération des deux militants. « Nous continuerons à demander à nos membres et à nos sympathisants de réclamer la libération de ces militants en écrivant aux dirigeants japonais », conclut Beth Hunter.
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