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Ste-Adèle, Québec, Canada — Présent à l’Hôtel Chantecler, dans les Laurentides, ou se tient présentement le Sommet national des algues bleues, et ce malgré son exclusion, Greenpeace a pris connaissance des 35 mesures annoncées aujourd’hui par le gouvernement.

Présent à l’Hôtel Chantecler, dans les Laurentides, ou se tient présentement le Sommet national des algues bleues, et ce malgré son exclusion, Greenpeace a pris connaissance des 35 mesures annoncées aujourd’hui par le gouvernement.

Selon Greenpeace, certaines mesures méritent d’être saluées. « Il y a des mesures qui sont certainement intéressantes, comme celle de ne pas attendre le gouvernement fédéral pour interdire rapidement – d’ici décembre 2007 selon le Ministère de l’Environnement — les phosphates dans les détergents utilisés au Québec », constate Éric Darier, le responsable de la campagne Agriculture chez Greenpeace.

En ce qui concerne le modèle agricole, Greenpeace enregistre aussi quelques progrès. « Nous accueillons favorablement la mesure qui fait en sorte que les agriculteurs ne reçoivent plus de revenus garantis sur les récoltes cultivées sur les bandes riveraines », lance Éric Darier. « Enfin! La politique agricole sur ce domaine sera conséquente par rapport aux politiques environnementales ». Il y a cependant des bémols, selon Greenpeace. « Faire enfin appliquer la bande riveraine de trois mètres n’est qu’un strict minimum qui aurait dû être fait depuis longtemps.  Cependant, la question qui reste en suspens est de savoir comment le gouvernement va pouvoir faire appliquer une bande riveraine de trois mètres avec seulement quinze inspecteurs supplémentaires? »

D’autres questions demeurent.  Va-t-on aller plus loin et adopter des bandes riveraines plus larges de dix mètres lorsque le cours d’eau n’est pas protégé et de trente mètres lorsque le cours d’eau est protégé? Est-ce que le gouvernement et l’industrie porcine vont changer les pratiques d’élevage – comme l’épandage de lisier liquide – et baisser la densité d’unité animale à l’hectare afin de résoudre à la source le problème des excédents de phosphore dans l’environnement?

« Le Québec va-t-il publier annuellement des bilans sur la qualité des eaux par bassins versant afin de pouvoir vraiment suivre la situation année après année? »

Bref, en résumé, de petits pas importants ont été faits aujourd’hui à Ste-Adèle, mais il faudra juger sur le sérieux de la mise en place des mesures et surtout sur les résultats dès l’été prochain.

Pour plus de renseignements :
Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques, Greenpeace – 514-212-5749
Éric Darier, Campagne Agriculture, Greenpeace – 514-605-6497

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