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« La Commission jeunesse qui représente une partie des prochaines générations a raison de se préoccuper des enjeux environnementaux, car ce sont les générations montantes qui risquent de subir les conséquences catastrophiques des déséquilibres écologiques », explique Éric Darier, directeur de Greenpeace au Québec. « La Commission jeunesse à fait sont bout de chemin, mais c’est au gouvernement libéral d’accepter ses responsabilités et d’agir de manière convaincante pour l’environnement au Québec. »
« Les crises financières et économiques actuelles sont symptomatiques d’une crise plus profonde qui est celle de l’environnement que ce soient au niveau des émissions de gaz à effet de serre et l’accélération du déclin des écosystèmes (forêts, océans) », ajoute Éric Darier.
« Le gouvernement libéral de Jean Charest doit aller plus loin et plus rapidement dans la protection de l’environnement, en préparant le Québec à une nouvelle économie vraiment verte plutôt que de maintenir en place un vieux modèle économique de surexploitation des ressources naturelles qui, de toute manière, est au bout du rouleau », déclare Éric Darier.
« Le gouvernement libéral de Jean Charest doit montrer que les belles paroles en matière environnementale doivent se matérialiser plus rapidement dans les pratiques et les politiques du Québec. Par exemple, le gouvernement Charest doit mette en place dès maintenant, et en priorité, une politique vigoureuse d’efficacité énergétique et de substitution des énergies fossiles par des énergies renouvelables et écologiques. L’augmentation de l’électricité et son exportation, principales mesures incluses dans le Plan stratégique d’Hydro-Québec 2009-2013, devrait être abandonnée au profit d’une gestion de la demande. L’avenir est dans les négawatts, elle n’est pas dans les mégawatts, ni dans les énergies fossiles qu’elles soient dans les sables bitumineux en Alberta ou dans l’estuaire du St-Laurent, ou ni dans le nucléaire », commente Virginie Lambert-Ferry, responsable de la campagne Énergie et Climat chez Greenpeace.
Au chapitre de la gestion forestière, « La Commission Jeunesse reconnaît l’importance de protéger les dernières forêts intactes en zone boréale commerciale. Malheureusement, le projet de loi 57 tel que proposé par le gouvernement ne va pas permettre de protéger ces forêts dues aux nouveaux obstacles à la conservation que le premier ministre Jean Charest prévoit établir avec la nouvelle loi sur la forêt telle que formulée actuellement », souligne Nicolas Mainville, responsable de la campagne Forêt chez Greenpeace.
« Espérons que le gouvernement de Jean Charest saura entendre et surtout donnera suite à l’intérêt évident que lui exprime la Commission jeunesse sur les enjeux environnementaux », de conclure Éric Darier.