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Greenpeace exige du gouvernement canadien qu’il suspende immédiatement
l’autorisation de tout riz génétiquement modifié (GM). Les autorités
américaines viennent de confirmer que le riz génétiquement modifié
LLRice601 de Bayer CropScience, s’est retrouvé dans la chaîne
alimentaire, alors qu’il n’est actuellement pas autorisé pour sa
commercialisation, ni aux États-Unis, ni au Canada. Le riz LLRice601
est aujourd’hui cultivé uniquement dans des essais en champs aux
États-Unis et c’est probablement ainsi que la contamination se serait
produite.
« Le Canada importe annuellement 232 000 tonnes de riz provenant
des États-Unis(1), il est donc fort probable que du riz LLRice601 (qui
est illégal) soit présent dans la chaîne alimentaire au Canada,
constate Éric Darier, responsable de la campagne contre les OGM chez
Greenpeace ».
« C’est scandaleux, moins de 10 jours(2) après l’autorisation de
commercialiser le riz LlRice62, par le gouvernement canadien, on a
découvert avec les révélations de l’entreprise Bayer CropScience, que
la chaîne alimentaire des Etats-Unis était contaminée par le riz
illégal LLRice601, rappelle Éric Darier.
« On devrait se poser de sérieuses questions. Ou bien les
autorités gouvernementales sont totalement incompétentes et ne peuvent
empêcher la contamination génétique des OGM, et par conséquent elles ne
devraient pas autoriser leur dissémination dans l’environnement, ou
bien la contamination est un acte délibéré « accidentel » qui permet
aux entreprises comme Bayer CropScience d’obtenir des autorités
gouvernementales une autorisation de facto(3).»
« Le gouvernement canadien devrait immédiatement mettre en place
des mesures d’urgence pour empêcher que le riz LLRice601 ne contamine
la chaîne alimentaire du Canada et suivre l’exemple du Japon qui vient
de suspendre toute importation de riz long américain. Le gouvernement
canadien devrait surtout revoir totalement sa politique d’autorisation
des OGM, puisque les consommateurs n’en veulent pas. S’il existait un
étiquetage obligatoire des OGM, comme c’est le cas dans plus d’une
quarantaine de pays, il serait au moins plus facile pour les autorités
de retracer et de limiter la contamination des OGM illégaux », conclut
Éric Darier.